Bienvenue dans l’Europe de la diversité culturelle
ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART D’AIX EN PROVENCE Félix Ciccolini
en savoir +
fermer
DansePerformancePhilosophie

ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART D’AIX EN PROVENCE Félix CiccoliniVANDALES | Workshop avec Antonija Livingston

WORKSHOP
8 - 12 mars 2021

VANDALES
Workshop avec Antonija Livingston invitée par Romain Bigé

8 - 12 mars 2021


Do. Don’t do. Modify.Witness.Report.
Faites. Ne faites pas. Modifiez. Regardez. Racontez.


Workshop accueilli dans le cadre d’un partenariat avec l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence Félix Ciccolini


Antonija Livingstone est une artiste indépendante basée à Berlin. Autodidacte, sa pratique évolue à partir de méthodes queer et opère à l’intersection de la performance et des arts visuels in situ. Livingstone grandit au sein d’une famille de géologues itinérants, se déplaçant dans les mines d’or du Grand Nord canadien : elle en retire une intimité avec les éléments et une propension à l’improvisation des moyens et des désirs. Son besoin de réenchantement l’incite à des collaborations avec des artistes visuelles, des danseuses et des étrangères. Cherchant à troubler l’activité du spectateur, amoureuse des corps insoumis et du renversement des logiques de la perception, Livingstone crée des chorégraphies, des objets et des antidotes.

Romain Bigé enseigne, traduit, écrit et improvise avec des danses contemporaines expérimentales et des philosophies queer& trans*féministes. Iel vit nomadiquement entre Paris, le Périgord, Aix-en-Provence et quelques destinations empruntables par train. Ancienne étudiante de l’École Normale supérieure, agrégée et docteure en philosophie, mais aussi danseuse, commissaire d’exposition, iel développe des installations et des écritures visant à renommer les savoir-sentir et les savoir-penser venus de la performance et des danses improvisées. Iel a notamment publié Gestes du Contact Improvisation (Musée de la danse, 2018) et dirigé la monographie Steve Paxton : Drafting Interior Techniques (Culturgest, 2019). Iel est actuellement professeure d’épistémologie à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence.


Visuel © Antonija Livingstone et sa partenaire, Winnipeg Monbijou. Image : Nikol Mikus.

PAULINE BRUN
en savoir +
fermer
Arts vivantsDansePerformance

PAULINE BRUNRAIDE D’ÉQUERRE

SESSIONS
23, 25 ET 30 MARS DE 10H À 12H

SORTIE DE RÉSIDENCE
JEUDI 1ER AVRIL À 15H ET 19H

SESSIONS
23, 25 et 30 mars de 10h à 12h

SORTIE DE RÉSIDENCE
Jeudi 1er avril à 15h et 19h


L’expression « raide d’équerre » pointe avec ironie ce qui se plie, frise, penche, flanche, titube. Dans ce spectacle, Pauline Brun creuse les altérations et les écarts dans le réel pour construire, dans la fiction, d’autres formes d’altérités.


Concept, chorégraphie et scénographie : Pauline Brun - Performance : Pauline Brun et apparitions des collaboratrices.eurs - Création son : Diane Blondeau - Création lumière : Florian Leduc - Dramaturgie : Céline Cartillier - Assistante : Valérie Castan


ENTRETIEN
Pauline Brun

Résidence de création – Danse – Mars, avril 2021

Poids ?
« chiche ».
J’ai finalement procédé avec une méthode avec laquelle je travaille qui est de regarder la définition du mot : « objets lourds utilisés pour certains entraînements physiques ».

Quelle est la genèse du projet ?
Raide d’équerre s’inscrit dans la continuité des différentes propositions que j’ai menées jusqu’ici. Ce projet assemble deux disciplines que je pratique : l’art plastique et la chorégraphie. Il cherche à explorer d’autres formes d’altérité. Pour cela, je passe par des formes d’hallucination ou de vérification d’existence des choses.

Pourquoi le 3 bis f pour ce projet ?
C’est un lieu qui m’intéresse parce qu’il met en relation ces deux champs que sont les arts visuels et vivants. Ce qui me rend très curieuse de ce lieu, c’est le fait qu’il crée des liens entre l’hôpital psychiatrique et un public plus large. Que ce lien puisse être un processus qui se partage, qui s’expérimente.

Comment travailles-tu ?
J’ai une manière de travailler assez empirique. Il y a une articulation, une espèce de logique interne, un lien de cause à effet dans l’ensemble de mon travail. Une logique, non pas illogique mais plutôt absurde, une logique propre. Je regarde avec attention ce qui apparaît dans le « faire », ce qui peut être de l’ordre de l’accident, qui est récupérée, re-pratiqué, écrit, maîtrisé. Puis, qui donne une chose nouvelle. C’est un chemin. C’est aussi un travail d’équipe. Quand on travaille ensemble, ce qui est important pour moi c’est qu’il y ait une forme d’horizontalité des échanges à tous les endroits. On débat, on n’est pas forcément d’accord, on rit. C’est un espace de collaboration où découvrir de choses que l’on ne pouvait pas anticiper.

Comment cohabites-tu avec ta folie ?
Je vois ça comme un terrain de jeu et d’exploration. Cette question me fait penser à un précédent projet, Étalon, une série de vidéos et de performances qui parlent de mesures et de normes que l’on viendrait questionner. Il s’agit de trouver de la distorsion, de questionner le standard. Cela se poursuit dans Raide d’équerre où il est question de la distorsion du rapport au temps, à l’espace, à son corps, au corps de l’autre, sur de nombreux niveaux de relations. C’est aussi un travail qui s’intéresse à l’inefficacité, à l’absurde, à construire un corps qui serait un peu contre-productif.

Ton jardin préféré ?
Ce qui m’est venu tout de suite c’est Jardin de Yûichi Yokoyama, un dessinateur de BD. Je le trouve incroyable. C’est le jardin qu’on projette : un jardin sans fin, une zone d’exploration, une curiosité qui se transforme en permanence.

Quelle langue voudrais-tu chatouiller avec tes cils ?
Ma première réponse, spontanée, serait celle d’un dinosaure herbivore.
La seconde serait une langue qui ne serait peut-être pas de l’ordre de l’oralité mais davantage du côté du silence et de l’action.

A quelle question répondriez-vous « A vous de voir » ?
« Est-ce que vous préférez avoir un bras en mousse ou une jambe en bois ? »


Site de l’artiste


© Mélissa Boucher