Si la différence vous effraie, imaginez la conformité...
REBECCA DIGNE
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Arts visuelsExposition

REBECCA DIGNELe Stanze

EXPOSITION

  • DU 23 JUIN AU 3 SEPTEMBRE 2021

OUVERTURE D’EXPOSITION
MERCREDI 23 JUIN DE 15H À 20H

PERFORMANCE - PROJECTION
MERCREDI 23 JUIN À 19H

SESSIONS
LES MERCREDIS 17 FÉVRIER, 17 MARS ET 14 AVRIL DE 14H À 16H

EXPOSITION
du 23 juin au 3 septembre
fermé du 24 juillet au 17 août
du mardi au samedi de 14h à 18h

OUVERTURE D’EXPOSITION
mercredi 23 juin de 15h à 20h

PERFORMANCE - PROJECTION
mercredi 23 juin à 19h

SESSIONS
les mercredis 17 février, 17 mars et 14 avril de 14h à 16h


Les pièces de Rebecca Digne sont des évocations qui saisissent l’espace de projection et d’exposition comme un « lieu de résistance face au temps ». Pour l’exposition Le Stanze, l’artiste explore par l’installation vidéo, la photographie, la performance, la sculpture ou encore l’installation sonore les enjeux liés à la mémoire, aussi bien individuelle que collective. Utilisant les espaces d’expositions comme une architecture mentale, un ensemble de sept chambres comme celui du Palais de la Mémoire où s’entremêlent des enjeux liés à la question de l’attente, de l’oubli, de l’identité, du geste, de la langue ou du rituel


Avec Mécènes du Sud Aix-Marseille, la Fondation des artistes, le 33 - Marseille & Radio France


ENTRETIEN
Rebecca Digne

En résidence de janvier à juin

Poids ?
Le poids des mots.

Quelle est la genèse du projet ?
L’expérience personnelle de la maladie d’Alzheimer et ses conséquences sur la réalité qui ont transformé ma pratique artistique. Le projet a commencé à Rome à la Villa Médicis où j’étais partie tourner un film, puis il est devenu tentaculaire. Il se compose désormais en chapitres. Mon père souffrant de cette maladie, mes recherches se sont orientées vers cette maladie neurologique, pour moi il y a une analogie fondamentale entre le cerveau et la chambre noire.

Pourquoi le 3 bis f pour ce projet ?
Ce projet s’inscrit vraiment dans un espace architectural. Il s’inspire du Palais de la mémoire, constitué de sept chambres, dans la tradition grecque ancienne : c’est un système mnémotechnique pour se souvenir de récits longs, alors que l’on ne pouvait à l’époque se servir facilement de papier pour prendre des notes. Le 3 bis f, ancien pavillon de force pour femmes, m’est apparu comme un lieu évident pour penser la maladie, le lien était clair. C’est la salle de théâtre qui m’a donné envie d’investir le 3 bis f. À mes 17 ans, je travaillais dans le spectacle vivant avec le Cirque Invisible de Jean-Baptiste Thierrée et Victoria Chaplin. Mes œuvres vidéo sont des performances filmées. J’ai aujourd’hui envie de me confronter à œuvre vivante en présence d’un public. Le 3 bis f est l’échelle pour cela, comme lieu d’expérimentations. Un lieu pour faire quelque chose que je n’ai jamais fait.

Comment travailles-tu ?
Je vois, je vis quelque chose de la réalité. Pour ce projet, il y a eu le livre L’Asile de Patrick Mac Grath. C’est l’histoire, dans un hôpital psychiatrique aux États-Unis, de la femme d’un médecin qui tombe amoureuse d’un patient.

Comment cohabites-tu avec ta folie ?
La folie est poreuse, on l’entrevoit lorsque l’on est dans le non-comprendre. Au moment où les choses nous dépassent. C’est notre rapport à notre limite. On en a besoin pour avancer, pour apprendre.

Ton jardin préféré ?
Le jardin de la Villa d’Este près de Rome à Tivoli : un jardin construit de fontaines et de bassins, fait de mondes inquiétants et magiques.

Quelle langue voudrais-tu chatouiller avec tes cils ?
Joker !

A quelle question répondrais-tu « À vous de voir » ?
Êtes-vous une femme libre ?


site de l’artiste