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TRÉCY
AFONSO

La pratique artistique de Trécy Afonso se développe à travers la vidéo et la performance. Elle repose sur l’expérience du corps, des corps .
La ville est un espace d’expérimentation et d’interaction dans lequel Trécy Alfonso tente de désautomatiser les habitudes et les usages. Elle axe ainsi notre regard sur un lieu/un contexte de l’ordre du quotidien dans le but de mettre en avant son caractère poétique.

Diplomée en 2015 de l’école supérieur d’art d’Aix-en-Provence.

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Matthieu
BERTEA

Né en 1988 à Marseille, Matthieu Bertea est diplômé en 2016 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence. Après des études de sociologie et une expérience de travail dans le secteur du bricolage, sa démarche s’est progressivement constituée de tentatives de compréhension et d’investissements des espaces qu’il traverse ; au travers des matières, formes et personnes qui le composent. S’en dégage un tissu, une mémoire témoin d’un processus d’écriture complexe et de mise en perspective de ces diverses expérimentations. Une enquête socio-poétique du quotidien pouvant prendre plusieurs formes ; scanographies, vidéos, sculptures et installations participatives ou performatives.

« J’ai la dimension de ce que je vois. » Fernando Pessoa

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CLAIRE
CAMOUS

"Il s’agit de matières et de gestes, de combinaisons et de contrastes, de formes et de couleurs (...). Ces gestes tiennent d’une expérimentation graduelle de la matière ; qu’elle soit informe, bribe, industrielle, ou noble. Le processus de fabrication m’intéresse dans sa multiplicité et dans sa sérialité, à l’image des matériaux récoltés en amont (...)."

Claire Camous est diplômée en 2014 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

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Clémentine
Carsberg

Souvent sculpture, grandeur nature, figurative, en briques, en carton, papiers peints, Clémentine Carsberg développe un travail de construction sur le terrain d’accueil. Les points communs aux réalisations se révèlent être en orbite autour d’une détermination à rendre accessible et à traiter de la modestie. Le sourire est visé, au travers de l’ironie et de l’intention de faire attention à l’alentour.

Née en 1981, Clémentine Carsberg vit et travaille à Marseille. Elle est diplômée de l’Ecole supérieure d’art et de design Marseille-Méditéranée (ESADMM) Les travaux de Clémentine Carsberg s’inscrivent aussi bien dans des espaces d’exposition que dans l’espace public sous la forme d’installations in situ comme par exemple à Toulouse en 2011, avec la pièce « Ex-Poto ». Parmi ses dernières expositions : Secret de famille - les angles morts, Casa Toesca Area Creativa (Rivarolo, Italie - 2014), Tronc commun, Espace GT (Marseille - 2013), Rosa de Pau, Plataforma Revolver (Lisbonne, Portugal - 2013 ), The Beekeeper’s daughter, galerie La Gad (Marseille - 2012)

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Colin
CHAMPSAUR

Colin Champsaur est diplômé des Beaux Arts de Marseille en 2003, année où il cofonde les Editions moinsun.
Il a participé depuis à plusieurs expositions collectives, dont en 2010 "La peur du Vide" (Générale en manufacture, Sèvres), "Crash Taste" (Fondation Vasarely, Aix en Provence), Correspondances (Bezalel, Yaffo 23, Jerusalem), "Take Shape - Make Shift / Prendre forme – Provisoire" (Instants chavirés, Montreuil).
Il rentre en résidence à la Générale en Manufacture à Sèvres en 2009, il fut également commissaire de l’exposition "Petites morts et autres traboules" et Il a assuré le commissariat de l’exposition "Derrière la forme / douces combinaisons" à la Galerie Bonneau Samames, Marseille.

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CHARLIE CHINE

« (...) Un certain nombre de documents ayant appartenu à Charlie Chine sont retrouvés à l’intérieur d’un secrétaire en bois acheté le 27 mai 2010 dans un vide grenier situé entre les rues Lassus, Delouvain et la rue de la Villette dans le XXème arrondissement de Paris. Ce meuble ancien, dont le vernis apparaissait encore par endroit, était destiné à mon bureau parisien auquel il manquait un support réservé à l’écriture. De type Empire avec son abattant gainé de feutre vert élimé, il possédait un certain nombre de petits tiroirs tous fermés par de délicieuses serrures en bronze ternis. En jouant de la petite clé conservée jusque là, je réussis à ouvrir deux d’entre eux. Les autres restèrent fermés jusqu’à ce que ma curiosité soit plus forte que leurs serrures grippées. C’était donc bien plus tard que je découvrais ce qu’ils pouvaient bien contenir. Autant de schémas, plans, croquis, idées, correspondances réduites en quelques feuillets essentiels coincés pêle-mêle dans deux carnets de cuir noir. Après de longs moments à penser songeuse à ce que je venais de découvrir, je décidais de poursuivre les travaux commencés par cette aïeule disparue, surement née aux alentours de 1880, dont on avait jusqu’alors entièrement perdu la trace. (...) »

Diplômée des beaux arts d’Aix en Provence (2015) et de la Villa Arson (2010) Charlie Chine s’intéresse aux questions du récit auto-biographie et des modes d’écriture de la fiction. Plus largement elle décortique l’habitus de l’homme moderne et s’intéresse à la fois aux notions de mémoires collectives et individuelles, au corps social et ses modes de communication mais aussi au travail ou l’activité de vouloir faire oeuvre.

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MAXIME
CHEVALLIER

"Et des formes qui se déforment
et des formes qui s’érigent
et des formes qui s’usent
et des formes qui émergent
et des formes négatives
et des mains négatives
et des mains au bout de mes bras."

Maxime Chevallier est diplômé en 2014 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

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Iris
DITTLER

Les travaux d’Iris Dittler se situent au croisement de la danse contemporaine et des arts visuels. Elle cherche à tester des configurations perçues à l’intérieur du corps, des espaces, des points de tension, des qualités de surfaces et de matières internes et tente de les projeter graduellement dans l’espace qui nous entoure par des objets, des dessins et la performance.
Iris Dittler est née en 1985 à Vienne où elle vit et travaille. Elle a étudié à l ́ENSBA de Paris et à l ́École des Beaux-Arts de Vienne dont elle est diplômée en 2011.
Parmi ses expositions personnelles : « Incongruent sites » (MUSA, Vienne, 2015) et « Abita sotto la lingua » (Palazzo Bottigella Gandini, Pavia, Italie, 2014). Son travail a également été présenté en France que ce soit pour Jeune Création (CentQuatre, Paris, 2013), ou bien dans « Révolte logique, Part II : Slave to Art » (Marcelle Alix, 2014). Ses installations et performances, quant à elles, ont été montrées au Tanzquartier Vienna (2013), still moving - festival de performance (Galerie Vincenz Sala, Paris, 2015), scaPes festival for choreography and music (Vienne, 2015). Elle participe en 2013 à l’Advanced Research Lab for Visual Arts avec Matt Mullican en Italie et reçoit une bourse pour une résidence d ́artiste à la Cité des Arts en 2014.

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YOHAN
DUMAS

"Récemment diplômé en art, ma pratique se veut pluridisciplinaire, utilisant des médiums très divers et traitant de questions variées principalement liées à celle de l’image.
Je parlerai d’improvisation en ce qui concerne le moteur de ma pratique, je m’alimente de ce qui m’entoure, des médias, et d’idées trouvées au passage d’un coin de rue, de façon à créer de nouveaux outils et esthétiques."

Yohan Dumas est diplômé en 2015 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

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ARINA
ESSIPOWITSCH PUEYO

"Je prends un soin particulier quant au choix des mots que j’emploie pour parler de mes images. Ainsi, remplacer le mot "série" par le mot "loop" (terme anglais (...) désignant une boucle) est une nécessité pour moi. Car je recycle les thématiques, les mises en scène ou encore mes productions précédentes pour produire des images ; une boucle, mise en abîme, dans laquelle la représentation se décale perpétuellement (...)."

Arina Essipowitsch Pueyo est diplômée en 2014 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

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Alicia
FRAMIS

Artiste pluri-disciplinaire, Alicia Framis associe régulièrement à ses travaux des collaborateurs de différents horizons tels que l’architecture, le design ou la mode. Son travail se concentre sur les différents aspects de l’existence humaine dans nos sociétés contemporaines et part souvent d’une problématique sociale acquise pour développer ses propositions, sous la forme de vidéos, d’installations, de performances, et mettre en évidence les dispositifs d’aliénation et autres moyens de coercition qui la sous-tende. Dans ses interventions, elle propose au public un contact direct, physique, émotionnel, en créant des conditions d’expériences et de situations inhabituelles.

Née en 1967, Alicia Framis est une artiste espagnole qui, après avoir séjourné plusieurs années en France et au Japon, vit et travaille aux Pays-Bas depuis 1995. Elle a remporté le Prix de Rome en 1997 avec la performance "The Walking Monument", le Prix Lleida en 2000 et représenté les Pays-Bas à l’occasion de la 50e Biennale de venise. Ses récentes expositions monographiques comprennent le MUSAC, Castille-León (2014), le Musée d’art Moderne d’Arnhem (2013), le Frac Haute-normandie, Rouen (2012), l’UCCA, Pékin (2010).

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gethan&myles

Installés à Marseille depuis 2011, le binôme anglo-irlandais gethan&myles s’est formé sous la pluie londonienne en été 2008. De cette collaboration est né un projet qui se construit au contact du monde réel dans une relation indéfectible aux choses concrètes, vécues et partagées avec d’autres. Sous la forme d’installations, de films, de sculptures ou de livres, gethan&myles mettent en scène la capacité de l’art à enrichir notre compréhension du réel.

Nés en Irlande et en Angleterre, Gethan&Myles vivent à Marseille depuis quatre ans. Leur démarche est soutenue et suivie par plusieurs institutions internationales, privées et publiques, notamment : le Chateau d’Avignon, Palais de Tokyo, Ministère de la Culture, Fondation Van Gogh, La Friche Belle de Mai, Atelier Tchikebe, Espace Culture Marseille, Voyons Voir et Sextant et Plus (France) ; Barbican, Institute of Contemporary Art, Tate Modern, Royal Festival Hall, Royal College of Art, Wellcome Trust (RU) ; Haus der Kulturen der Welt (Berlin) et eyebeam (New York). Ils ont également réalisé des projets avec les mairies de Londres (Greenwich, Kensington & Chelsea et Lambeth) et de Marseille, ainsi qu’avec les Ateliers de l’EuroMéditerranée, la Ville de Marseille, le FRAC (PACA), la DRAC (PACA et Nord Pas-de-Calais), le Conseil Régional (PACA), le Conseil Général de Bouches-de-Rhône et MP2013 Capitale Européenne de la Culture.

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Lara
GUERET

Née en 1985, Lara Gueret a grandi sur un voilier avec sa famille. Après une formation de maquilleuse/perruquière à l’atelier du Gryffon à Lyon, elle intègre l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence dont elle est dipômée en 2016. La mémoire constitue le fondement des recherches de Lara Gueret. Mémoires d’hommes, mémoires ancestrales. Poids du souvenir, fugacité de la réminiscence. À travers l’expérience physique et temporelle des gestes liés à la pratique du dessin, de la sculpture ou de l’installation, elle collecte et rassemble les formes qui en résultent pour leur donner consistance, corps.

"La mémoire constitue le fondement de mes recherches.Mémoires d’hommes, mémoires ancestrales. Poids du souvenir, fugacité de la reminiscence. A travers l’experience physique et temporelle des gestes de dessins, de sculptures ou d’instal-lations, je la collecte pour lui donner consistance, corps.Je tente d’attraper les visions fugitives, où me semble apparaitre l’essence des choses, et d’en faire un langage.En déplacant le regard, bousculant les repères et jouant avec les echelles, j’impulse un dé-séquilibre pour mettre en suspension, comme si le poids des choses ne pouvait se mesurer qu’en abolissant l’apesanteur."

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DIANE
GUYOT DE SAINT MICHEL

Diplômée des Beaux-Arts de Cergy et des Arts Décoratifs de Paris en 2006, Diane Guyot vit et travaille à Marseille, où elle a bénéficié d’un atelier de la ville de 2014 à 2016. Résidente au Royaume Uni pendant 3 ans, elle participe à l’exposition/symposium « Terminal Convention » à Cork en Irlande, sous le commissariat Peter Gorschlüter, directeur adjoint du MMK Frankfurt ou encore « Ideal Home » à la Chelsea Space, London, sous le commissariat de Donald Smith. Elle participe en 2017 à l’exposition « L’art est un mensonge » Rocasens et prépare deux expositions monographiques à Art-cade, galerie des grands Bains Douches de Marseille pour 2016 et au CAB de Grenoble.

"L’œuvre de Diane Guyot est marquée par les formes du pouvoir et l’exploration de nos expériences quotidiennes : la nourriture, les plans sociaux, la paranoïa sécuritaire, l’économie... Autant de sources d’inspiration pour une œuvre polymorphe où se combine le dessin, la vidéo et le textile, mobilisant sans cesse le langage, et élaborant par là-même une réflexion sur le potentiel discursif de l’art à des fins politiques et contestataires. Les rencontres - fortuites ou provoquées - sont nécessaires à l’élaboration de ses projets. Ainsi, les objets de Guyot sont des pièces à conviction. Ses expériences sont aussi les nôtres par leur caractère fondamental."

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Je cherche le rapport de force, ce qui nous interpelle de façon collective et le moment où notre lot devient commun.

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Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
HADJITHOMAS & JOREIGE

J. Hadjithomas et K. Joreige travaillent conjointement en tant que cinéastes et photographes depuis la fin des années 1990, entre Paris et Beyrouth. Ils proposent leur regard critique sur l’histoire récente du Liban.
D’origine libanaise le couple construit un travail, entre fiction et document, autour des conflits qui ont marqué l’histoire contemporaine du Liban.

Joana Hadjithomas et Khalil Joreige sont nés en 1969 à Beyrouth, ils proposent leur regard critique sur l’histoire récente du Liban, en particulier ses guerres civiles engendrant des destructions et des disparitions. A partir d’archives documentaires publiques ou personnelles qu’ils se réapproprient, ils produisent de nouvelles images et construisent des récits mêlant fiction et faits d’actualité, loin des clichés spectaculaires des conflits armés. à la fois en tant que plasticiens et cinéastes. Ils mettent en avant la figure du héros produite par la guerre sous différentes formes (martyr, victime, prisonnier). Leurs films ont un caractère très intime, très personnel. En même temps, les thèmes abordés sont des thèmes qui concernent la société. Khalil Joreige et Joana Hadjithomas disent venir de quelque part et espérer que ce qui les touche, et touche aussi d’autres personnes.

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Thierry
LAGALLA

Thierry Lagalla est né en 1966 à Cannes. Il vit et travaille à Nice. Artiste plasticien et vidéaste, ses œuvres interrogent le fonctionnement du langage et jouent avec les associations visuelles. Son travail navigue en permanence entre images fixes et images animées, associant des tableaux peints à des vidéos. Il se met en scène dans son quotidien, revendiquant une esthétique du banal, voire de l’intime, avec un esprit nissart qui s’exprime par le dialecte que Lagalla aime utiliser, ne le traduisant qu’en anglais. C’est le réel qui l’intéresse et tous les éléments du quotidien sont pour lui les vecteurs d’une démystification, dont celle avant tout des discours artistiques.

"Dans ses petits films, on le voit, souvent plein cadre, et on l´entend. Il s´exprime en patois niçois, mais pas seulement, car il traduit la langue d´oc en un anglais extraordinairement chantant et coloré. Dans cet univers on peut croiser au détour d´une chansonnette, un Gobi, un pigeon, une tortue, une sardine, une patate, une bite, tous ses éléments du quotidien qui deviennent pour lui les vecteurs d´une démystification. D´abord, celle de tout discours artistiques. Exit le ready made ! Mais aussi, out nos vanités ! Tous nos égocentrismes. Adiou, les pathologies du quotidien ! Lagalla provoque le rire en réduisant l´action et la narration à leur forme la plus simple. Celle que l´on retrouve dans le cinéma muet. Il entraîne le spectateur dans un espace minimaliste qui échappe aux convenus contemporains."

Source : Florence Beaugier 02/06 pour la galerie la Mauvaise Réputation, Bordeaux

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Caroline
Le Méhauté

Caroline le Méhauté est une artiste plasticienne diplômée d’un Master d’Arts plastiques à l’Université de Toulouse et de l’école des Beaux-Arts de Marseille.
Son travail porte sur la matière : la matière comme découverte pour les mains.
Sa pratique est intuitive et passe par la manipulation.

"Chez Caroline Le Méhauté, toute proposition en cache une autre ou plusieurs. Toute oeuvre recèle en son intérieur son reflet ou son double, ou la possibilité de se retourner comme un doigt de gant. Les formes que l’artiste propose sont souvent des doigts de gant que l’on croit pouvoir retourner, mais quand on les retourne (en esprit, bien sûr) la forme interne n’a plus rien à voir de ce que l’on savait de l’extérieur. "
François Bazzoli

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CLÉO
LHÉRITIER

Cléo Lhéritier puise dans des réalités culturelles et dans des univers fictionnels intimement liés à ses propres racines. Sa matière souche est d’origine familiale, elle y recherche une sorte de beauté à failles, pour y inscrire avec pudeur une image, une histoire.
Par le biais de ses personnages, des lieux choisis et des cadrages elle cherche à traiter le moment précis, cet instant suspendu où quelque chose bascule ; un état intermédiaire entre le deuil et le changement.

Diplômée en 2015 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

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Camille
Llobet

À l’instar de John Hull qui perçoit les paysages à travers la diversité sonore de la pluie, les troubles sensoriels m’apparaissent particulièrement féconds pour interroger la perception du réel et engendrer de nouvelles formes artistiques. J’explore la perception de la parole et du mouvement par le biais de performances mettant en jeu et à l’épreuve différents aspects du « corps parlant » et du « corps filmant ». Les enregistrements de ces expériences prennent ensuite la forme d’installations vidéos et sonores jouant sur les postures, les distances et les trajectoires possibles au sein de l’espace d’exposition. Je m’intéresse particulièrement à la notion de prosodie – le débit, le rythme, l’intonation du langage parlé. C’est la première chose qui fait sens chez l’enfant dans l’apprentissage de la langue : il en perçoit d’abord les contours prosodiques (avant que les mots et phrases ne fassent sens) et l’expérimente dans des sortes de babillages intonatifs. La prosodie peut aussi excéder sa fonction linguistique quand une situation prend le pas sur la syntaxe comme la voix radiophonique du commentaire sportif mimant l’action invisible ou l’accompagnement vocal de la sage femme qui suit les contractions, les poussées, les respirations de la mère pour l’encourager.

Camille Llobet est diplômée de l’école supérieure d’art d’Annecy en 2007. Elle a réalisé plusieurs expositions personnelles, notamment avec les Galeries Nomades de l’IAC de Villeurbanne en 2010 et au Centre d’art de Vénissieux en 2014 et a également pris part à des expositions collectives comme Rendez- vous, dans le cadre de la Biennale d’art contemporain de Lyon en 2011 et Les nouvelles Babylones au Centre d’art du Parc Saint Léger en 2013. Une première monographie portant sur son travail est publiée aux Éditions ADÉRA en 2013. Au 3 bis f, Camille Llobet poursuit son exploration des contrées du langage et travaille à la création d’une exposition autour du projet Voir ce qui est dit développé à Genève, entre janvier 2014 et juin 2015, dans le cadre du projet ECHOS – ESAAA – Mamco.

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Guillaume
LOISEAU

Né en 1983, Guillaume Loiseau vit et travaille à Aix-en-Provence. Diplômé en 2012 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence, il fut invité en résidence de recherche en 2013 et en 2014. Guillaume Loiseau représenta le 3 bis f lors de l’édition 2014 de Supervues - petite surface de l’art contemporain à Vaison-la-Romaine.

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SUPERVUES - PETITE SURFACE DE L’ART CONTEMPORAIN

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Jeanne
MOYNOT

Jeanne Moynot, née en 1985, est plasticienne et navigue entre performance, installation et écriture. Elle manipule des formes comme la chanson populaire, la référence cinématographique ou la figure héroïque. Elle est diplômée en 2009 de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de la Villa Arson. Son travail a notamment été montré à Tripode (2015), à Futura à Prague (2014), à Centrale Fies en Italie (2013), au Centre Georges Pompidou (Festival Hors Pistes, 2012), au Musée de la Chasse et de la Nature (Nuit des Musées 2009).

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Marie&Nicolas
OUAZZANI&CARRIER

Le duo d’artistes Marie Ouazzani & Nicolas Carrier s’est formé en 2015. Leurs recherches les mènent dans des paysages où ils séjournent et développent une vigilance active aux signes et traces du passé. Par l’emprunt d’objets et d’images, ils mettent en relation faits historiques, motifs de l’histoire de l’art et environnement. Leur travail se déploie sous la forme de films et d’installations et propose, par de libres associations, une réflexion critique autour des héritages culturels. Leur travail a été présenté au 61e Salon de Montrouge, aux Rencontres Internationales Paris/Berlin, à Darat al Funun en Jordanie et à C-Platform et Ooh la Art (Chine).

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MAX
PASKINE

En se refusant toute vulgarité, en mettant de coté la violence et l’abject, Max Paskine tente de faire un constat (forcément incomplet et subjectif) de notre condition contemporaine. S’il ne cherche pas à montrer « la représentation de l’abjection de l’histoire »il essaie d’observer nos réactions, et nos désillusions face aux agissements cruels. Il s’attache à n’avoir aucun jugement ni avis politique. Poser un certain regard et ainsi donner à voir, tel est son moteur.

Diplômé en 2015 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence, Max Paskine est à la fois musicien et plasticien, travaillant autant la matière sonore que visuelle. Il crée des œuvres graphiques, des affiches et des vidéos, des installations sonores et des procédés performatifs, des compositions musicales et des albums.

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Fabrice
PICHAT

Fabrice Pichat travaille à déjouer les manipulations techniques ordinaires à travers des protocoles de traductions d’un domaine du sensible à un autre. Ses installations récentes participent d’une recherche sur la perception de signaux antagonistes et de leurs coexistences dans un même espace.

Entre 2011 et 2012 Fabrice Pichat participe au Pavillon, laboratoire de création du Palais de Tokyo et bénéficie d’une Bourse de Recherche à la Jan Van Eyck Akademie. Il est Lauréat du prix du Palais des Beaux Arts (Young Belgian Art Prize édition 2013).

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STÉPHANE
PROTIC

Né en 1982 à Sète, Stéphane Protic vit et travaille à Marseille. Diplômé en 2006 de l’ecole supérieure d’art de Toulon, il enseigne actuellement à l’ecole nationale supérieure d’architecture de Marseille. Il est représenté par la galerie Bertrand Baraudou, Paris.

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Géraldine Py et Roberto Verde
PY & VERDE

Géraldine Py, née en 1986 (France) et Roberto Verde, né en 1981 (Italie), vivent et travaillent à Bruxelles. Diplômés respectivement en 2008 et 2009 (Ecole supérieure des Beaux-arts de Marseille, France).

"Ajuster les circonstances de la réalité, travailler leur sens comme travailler les formes de la pensée, organiser un ordre improbable d’évènements instables, intermittents, imprévisibles.
Ce sont de brèves tentatives d’anarchie, des solutions domestiques précaires, des aventures entropiques. Travailler avec empirisme et affection, collaborer avec les choses, le temps qu’elles tiennent ensemble par complémentarité.
Le tout est plus grand que la somme de ses parties."
Géraldine Py et Roberto Verde

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MAUREEN
QUINK

"La blessure est une mémoire du corps. Elle est un témoignage de son histoire et de sa fragilité. C’est un besoin d’interpréter ces signes qui aura été l’impulsion, le catalyseur du travail et la rencontre avec la matière qui en aura été le révélateur. Révélateur d’un corps à la fois intime et étranger, mais au travers de gestes desquels le travail s’est construit (...)."

Maureen Quink Diplômée en 2014 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

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MARGUERITE
REINERT

La pratique de Marguerite Reinert évolue entre l’installation, le dessin, la vidéo et la performance. Elle utilise ces médiums afin de tenter de comprendre, apprendre et désapprendre les comportements normatifs de la société, de notre quotidien. Elle met en relation les codes et systèmes culturels, les confronter. La mémoire est souvent outil de la compréhension d’un présent et ses travaux prennent la plupart du temps vie d’après archives. La phase d’observation et de rencontres est un moment privilégié dans son processus de création. Celle-­ci permet à Marguerite Reinert d’inscrire le travail dans son contexte et où le corps est souvent témoin et acteur de cet engagement.

Diplômée en 2015 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

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HUNA
RUEL

"Mon travail, principalement performatif s’organise comme je construirais un jeu, aux règles adaptables. Un de ces jeux qui se visitent petit à petit, la même trame, mais à chaque niveau, un endroit. Une sorte de conte, où le mythe se déploie (...)."

Huna Ruel est diplômée en 2014 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

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Elizabeth
SAINT JALMES

Elizabeth Saint Jalmes obtient un DNSEP à l’école supérieure d’arts de Brest en 2000. Ses dessins, vidéos, sculptures matières plastiques et écritures performatives puisent dans le chaos pour faire remonter les processus, pariant qu’ainsi une transformation de l’insaisissable en pensée puisse avoir lieu. Elle cosigne avec les musiciens et plasticiens Cyril Leclerc, JL Guionnet, Eric Cordier, Pigeon Pourri et Unglee Izi. Avec la chorégraphe Mathilde Monfreux, elle développe un travail de relation corps/sculpture depuis 2008. Elle mène une recherche autour de la « cuisine moléculaire comme matière de jeu pour la performance » avec la chercheuse Christine Liénard et le performer Sébastien Roux. En 2013, représentée par la galerie Gabriel & Gabriel, elle reçoit le prix du jury sur le salon du dessin DDessin à Paris. Elle est aujourd’hui représentée par la galerie Santo Amor.
Depuis 2010, elle travaille en collaboration avec Hélène Crouzillat au sein de leur collectif Adélaïde&Co autour de problématiques qui leur sont communes : les condition du devenir sujet dans la société.

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Emilie
SCHALCK

Emilie Schalck écrit et réalise des films mélangeant des techniques et des artifices du cinéma ainsi que des images issues de l’histoire des arts. Ses recherches actuelles s’inspirent des désastres contemporains, de la déconstruction narrative, French Theory et Cultural Studies, de l’histoire du cinéma et de l’image, de la fête, de l’ironie. Elle travaille à un ensemble de pièces qui se réfèrent et se construisent comme les composantes d’une histoire, d’un scénario déployé dans un espace et se révélant au détours d’un parcours.

Née en 1978 à Strasbourg, Emilie Schalck vit et travaille à Paris. Elle a notamment exposé en tant qu’artiste ou présenté des projets en tant que commissaire d’exposition et pour certains en collaboration au Centre d’art rurart, à mains d’œuvres Saint-ouen, à Glassbox, au théâtre de la Cité internationale, au Casino forum d’art Contemporain Luxembourg, à fondation merz turin, à La Plataforma revolver à Lisbonne et au Potager du roi à Versailles.

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Amandine
SIMONNET

Né en 1993, Amandine Simonnet vit et travail à Lyon. En 2016, elle est diplômée de l’École supérieure d’Art d’Aix-en-Provence.

Derrière chaque feuille de papier, il est d’abord question d’une expérience, entre le geste, l’espace et le temps ; d’une navigation entre le contrôle et l’abandon du corps dans la pratique du dessin. Issue d’une lassitude face à une technique très traditionnelle, cette recherche, à la fois point de départ et ligne directrice, m’amène aujourd’hui à explorer le dessin plus seulement comme un produit fini, autonome, mais comme un processus, dans lequel le contrôle et l’accident se rencontrent et luttent.
Pour libérer mes gestes de leur emprise académique, les déstabiliser, je tente avant tout de contraindre mon corps, en établissant des protocoles de dessin ou en fabriquant des objets destinés à interagir avec mes propres mouvements. Il s’agit donc de me laisser guider, comme emportée par la danse que je me suis moi-même imposée, afin de forcer le geste à se répéter et s’automatiser.
Mais dans ce processus dicté, il arrive toujours un moment durant lequel mon corps n’arrive plus à suivre la cadence : il s’écarte alors du protocole en trouvant ses propres limites ou ses propres libertés. Il s’agit ainsi plus précisément de m’imposer des règles de dessin tout en m’en échappant, que la fuite soit volontaire ou « accident ». Et les formes qui résultent des ces expérimentations témoignent directement de cette dualité : elles sont les empreintes de ce corps contraint, de ces forces et ces fragilités désormais fixées sur le papier.

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MASAHIRO
SUZUKI

Amoureux de la couleur, Masahiro Suzuki la travaille principalement par le biais de la peinture, que ce soit de manière traditionnelle ou bien par expérimentations, la peinture debout, la peinture hors cadre. Son œuvre est inspirée par l’environnement, influencée par « là où je suis, je vais ». Sa vie nomade lui permet de suivre une trace, qui devient une quête en soi, à l’instar du grand poète japonais Bashô Matsuo qui écrivait « Ne marche pas sur les traces des anciens ; Cherche ce qu’ils cherchaient. ». Les questions, « quel rapport y a t’il entre l’être humain et la nature ? », « En supposant que nous sommes une partie de la nature, que signifie être humain ? », guident ses recherches.

Diplômé en 2015 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

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LUCILLE
TOURNUT

"Je m’intéresse à la représentation de l’autre par le biais de l’écran. La télévision étant "la société comme elle se montre", j’ai choisis de récupérer des images issues de ce média dans le but de ne pas être à la source de l’image captée. Je suis allée chercher ces images sur internet pour ne garder que l’élément visuel et avoir une qualité d’image qui soit plus de l’ordre de l’évocation que de la représentation (...)."

Lucille Tounut est diplômée en 2014 de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence.

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Anne-Sophie
TURION

Anne-Sophie Turion, née en 1985, s’est formée à la scénographie à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Son travail prend des formes diverses : spectacles, performances, installations dans l’espace public, dispositifs sonores. Il a notamment été présenté au Centre d’Art de la Ferme du Buisson (Noisiel), au Centre d’Art de la Villa Arson (Nice), à Centrale Fies (Italie), au Media Arts Center de Vancouver (Canada), aux Abattoirs (Toulouse), à la Friche Belle de Mai (Marseille). De janvier à juillet 2015 elle est résidente à Astérides – La Friche Belle de Mai.

Site de l’artiste

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