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Benjamin Marianne
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Benjamin MarianneRésidence annuelle de recherche

Exposition
Archigasmie / zoolatrie
Du 22 juin au 6 juillet
Vernissage le 22 juin à 15h

Exposition
Archigasmie / zoolatrie
Du 22 juin au 6 juillet
Vernissage le 22 juin à 15h

Le titre composé ouvre à un univers pseudo scientifique et onirique, sous titré « le festin de Pompompope ». S’y trouve d’un personnage assis, « en majesté », qui semble attendre que tout arrive à lui, aidé en cela de ses bras tentaculaires. Des univers/planètes colorés et de matériaux divers, ouvrent des entrées multiples dans l’imaginaire. Des structures très fragiles forment des vaisseaux ou architectures futuristes. Cette exposition fait écho (lointain) à la célèbre peinture de Jérôme Bosh, le jardin des délices, triptyque qui dépeint l’histoire du monde et la progression du péché. Y sont représentés la création du monde, Adam et Eve et le péché original sur le panneau gauche. Tandis que le panneau central dépeint un monde profondément engagé dans des plaisirs coupables et le panneau de droite les supplices de l’enfer.
Mais ici le jugement dernier sera plus drôle qu’il n’y paraît …

MÉLANIE PERRIER Cie 2 MINIMUM
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MÉLANIE PERRIER Cie 2 MINIMUM

Imminence
Création

Présentation de travail en cours
4 juillet à 15h et 5 juillet à 19h

Présentation de travail en cours
Imminence
Le 4 juillet à 15h et Le 5 juillet à 19h

2 corps présents / Une danse de l’approche sans contact apparent.
Imminence est un duo féminin qui met en présence 2 corps l’un face à l’autre. Afin de se confronter à une question dont la danse peine à se poser et qui pourtant l’innerve tout entière, celle du désir. En effet, elle met en mouvement les corps, les fait se rapprocher, compose à même le charnel, le souffle, l’énergie, l’écoute, ne se confronte que très rarement à la question du désir sous-jacent. Ce duo commence ici, non pas de façon narrative, mais de manière infiltrante, répétitive, composée de rapprochements et chorégraphiant l’imminence du toucher entre les deux danseuses. L’imminence porte en elle autant un devenir proche, qu’un danger possible. L’imminence nous laisse voir l’espace qui se creuse entre les surfaces qui se rapprochent. Elle nous dévoile des trajets, donne forme à des rapprochements, des éloignements, occasionnant des contractions et dilatations de l’intermédiaire qui persiste entre les danseuses. L’imminence c’est le presque, non pas une échappée mais plutôt un mouvement qui n’en finit pas d’arriver. C’est un dialogue du pré- contact, le détour et l’entour d’une approche. Organiser en partitions d’écoute et d’espaces, la danse est combinée à une partition de lumière, mise en scène par le créateur lumière en direct. Alors que la pièce débute par l’image de ces deux corps face à face, la lumière viendra la travailler, la mettre à l’épreuve.

La compagnie2minimum est en résidence au 3 bis f, du 16 avril au 27 avril et du 25 juin au 13 juillet.
La pièce sera présentée le 30 Octobre 2012, Petites Scènes Ouvertes, CCN Rillieux la pape, Lyon et le 19 Janvier 2013, Open Space, Théâtre de l’étoile du Nord, membre du CDC réseau Paris

Mention spéciale à Danse Elargie 2012
Co production : Compagnie 2minimum, 3bisf, Lieu d’art contemporain-Aix en Provence, Théâtre de l’Agora, Scène Nationale d’Evry et de l’Essonne.

Avec le soutien du CND, Théâtre L’étoile du nord, membre du CDC Paris Réseau, Fondation Royaumont/PRCC
Remerciements : Aurélie Gandit, Matthieu Bajolet, Sylvain Riejou, Emmanuelle Dubois, Stéphane Graillot, Théâtre de la Bastille

credit photo, Laurent Paillier

EXPOSITION FIN ATELIERS 2011/2012
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EXPOSITION FIN ATELIERS 2011/2012Productions réalisées dans le cadre des ateliers de Benjamin Marianne & Caroline Le Méhauté

Les participants - des ateliers annuels de l’atelier "Urbanité idiotopique" de Benjamin Marianne et de l’atelier "Objet/action" de Caroline Le Méhauté - exposent sur la mezzanine du bis f leurs productions artistiques du 6 au 26 juin, du lundi au vendredi de 13h à 17h.

Venez jeter un œil sur leur travail.
Benjamin Marianne exposera en parallèle son travail à partir du 22 juin dans la salle d’exposition.

MATTHIEU HOCQUEMILLER - CIE A CONTRE POIL DU SENS
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danse

MATTHIEU HOCQUEMILLER - CIE A CONTRE POIL DU SENSPOST DISASTER DANCE

Création 2012 - projet accueilli dans le cadre du dispositif Tridanse 2012, Citron jaune, Port Saint Louis - 3 bis f - Vélo Théâtre, Apt

Rencontre
Avec le chorégraphe Matthieu Hocquemiller
Le lundi 2 avril à 19h

Ateliers danse
Les 7 et 14 juin de 10h à 12h

Présentation travail en cours
Le 15 juin à 15h

TRIDANSE

Parcours régional d’accueils en résidence
Tridanse est un dispositif d’accueil en résidence de compagnies chorégraphiques en trois lieux :
Le Citron Jaune, Centre National des Arts de la Rue - Port-Saint-Louis du Rhône
Le Vélo Théâtre - Pôle régional de développement culturel - Apt
Le 3bis f - lieu d’arts contemporains - Hôpital psychiatrique Montperrin - Aix-en-Provence

Tridanse accompagne chaque année le projet d’une compagnie afin de :
permettre la réflexion, l’action et l’expérimentation d’autres relations aux artistes/ publics/ équipes des lieux
favoriser l’émergence de nouvelles formes et écritures chorégraphiques
d’inventer des modes d’accompagnement de projets de création prenant en compte à la fois les dimensions humaines et artistiques

Pour l’édition 2012, Tridanse accompagne la compagnie À contre poil du sens, de Matthieu Hocquemiller (Montpellier) pour son projet de création Post Disaster Dance People

Résidences et travail avec des amateurs
du 14 au 25 mai : résidence au Vélo Théâtre
du 4 au 15 juin : résidence au 3 bis f
du 10 au 15 septembre puis du 1er au 11 octobre : résidence au Citron Jaune
La création finale aura lieu le 11 octobre 2012 au Citron Jaune

POST DISASTER DANCE PEOPLE

Il s’agit d’un projet hybride autour de la post disaster dance : création de performances dansées et d’un court métrage documentaire.

Si on devait définir la post disaster dance, on pourrait dire quelque chose comme ça :
Née avec ce millénaire dans les milieux de la contre culture libertaire et particulièrement dans les communautés d’émigrés argentins du Queens, la post disaster dance se répand très vite dans la culture urbaine et underground. Indissociable d’une critique sociale de « l’après marchandise » et des expériences collectives novatrices qui l’accompagnent, elle est avant tout une énergie défoulatoire et festive : une réponse pertinente du corps à une époque. Elle emprunte beaucoup au contact des communautés émigrées à des formes de danses populaires comme la murga argentine et d’ évolutions contemporaines de danses africaines, elle en garde une notion forte de rituel et des formes de danses : seul, en couple ou collective.

De façon évidente elle hérite aussi de l’esprit du punk rock et de la contre culture. Non compétitive, non performative, danse de l’urgence, elle attaque de front les notions d’esthétique et de bon goût jugées trop normatives : en ce sens elle ne craint ni l’absurde ni la fragilité. Elle cultive l’ambiguïté de genre à l’image du « queer » et affirme des valeurs de solidarité, et d’investissement du présent dans une société paralysée tantôt par la promesse tantôt par l’angoisse du futur.

Gesticulations insensées et brouillonnes pour ses détracteurs, elle rejette toute codification physique au profit d’une créativité spontanée et volontiers exubérante : le seul point commun est un engagement physique qui la rapproche parfois de formes de transes.
Pour le sociologue H.Haker la notion d’« engagement » est centrale dans le courant post disaster, réaction au culte de l’individu associé à la marchandise et au désastre, il est le maître mot de ces danseu(se)s littéralement plongé dans un bain sonore et physique. Haker le rapproche d’une volonté presque spirituelle de « se fondre » tout en développant une forte inventivité personnelle, il la définit ainsi comme « une danse du lien » qui est pour lui la première forme artistique d’un changement de paradigme.

Evidemment, la post disaster dance n’existe pas.
C’est malheureux car, comme nous venons de l’exposer, elle est tout à fait pertinente avec son époque. Il s’agit donc de l’inventer : les tenues, les codes, les fêtes et surtout les gestuelles... Cependant il ne s’agit pas d’une supercherie ou d’un simple « fake ». Non, le constat est celui ci : la post disaster dance n’existe pas mais de toute évidence elle devrait. L’objet de ce travail est donc bien le désir que l’on en a, qui est comme la part fantasmée d’une aventure collective, la part d’utopie que l’on y projette. Même si, évidemment, l’aventure a quelque chose de ludique, il ne s’agit donc pas d’une plaisanterie mais bien d’un travail sur « l’utopie » dansée.

LES MATINS DU SAMEDI
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Réflexion sans gravité

LES MATINS DU SAMEDIArt Psychiatrie Citoyenneté

LES MATINS DU SAMEDI
Art - Psychiatrie - Citoyenneté
Les Samedis 15 octobre, 10 décembre, 11 février, 14 avril et 9 juin (ANNULÉE) de 10h à 13h

Les Samedis 15 octobre, 10 décembre, 11 février, 14 avril et 9 juin de 10h à 13h

Thématique du 15 octobre : Utopie/Atopie
Thématique du 10 décembre : Disposition / Dispositif
Thématique du 17 mars : Magie et Mouvement(s)
Thématique du 14 avril : Manière(s) de faire des mondes
Thématique du 9 juin : Liens / Lieux ANNULÉE

L’objectif principal des Matins est de mettre à l’épreuve théorie et pratique dans le champ de l’art contemporain (pluridisciplinarité, création, processus, tâtonnements, recherche), de la psychiatrie (psychiatrie entendu comme intersection des champs de la psychanalyse, de la sociologie, de la philosophie, de la médecine, de l’anthropologie..., se créant ainsi comme domaine hybride) et de la citoyenneté (la citoyenneté est le fait pour une personne d’être reconnue comme membre d’un groupe social nourrissant un projet commun auquel elle souhaite prendre une part active. Elle est intimement liée à la démocratie)

Il s’agit de confronter discours critiques et pratiques de l’expérience afin qu’ils s’alimentent mutuellement. Il s’agit aussi d’inventer des formes légères, d’être hors format, de traiter de choses sérieuses avec fantaisie.

Les Matins sont un laboratoire de recherche public qui se réunit sur un rythme régulier- séances de réflexion et d’élaboration qui peuvent prendre forme de propositions artistiques et/ou de débats.

Chaque rencontre donnera lieu à un temps de préparation de la rencontre suivante : thème, invités, proposition d’exposés éventuels, etc. Les participants seront ainsi moteurs et partie prenante du projet qui se construira au fur et à mesure de son déroulement.

Ouvert à tout public sur inscription au 04 42 16 17 75 (indispensable)
Pour réserver cliquer ici

Appartement 22
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ConférencePlateau-radio

Appartement 22Cécile Bourne-Farrell, commissaire

Lundi 5 septembre 2011 de 14h à 16h
Partenariat 3bisf, Art-o-Rama
Commissaire invitée : Cécile Bourne-Farrell

Conférence, plateau radio

Lundi 5 septembre de 14h à 16h

Le 3 bis f, centre d’art situé depuis 1983 dans l’Hôpital psychiatrique Montperrin à Aix-en-Provence, invite la commissaire d’exposition Cécile Bourne-Farrell, en écho à la participation de L’appartement22 ( http://appartement22.com/) (espace non-profit basé à Rabat) à l’édition 2011 d’ART-O-RAMA. ( http://art-o-rama.fr/)

Le 3 bis f s’associe aux recherches autour de la création artistique qui se développent en différents lieux et souhaite enrichir les réflexions et les liens qui associent un grand nombre de personnes notamment par l’utilisation de la radio ou des ateliers.

Cécile Bourne-Farrell parlera au 3 bis f de son travail curatorial réalisé sur le continent africain en lien avec L’appartement22 et Abdellah Karroum, son fondateur ; ainsi que du projet développé pour ART-O-RAMA : « L’inattendu du Tout Monde, un hommage à Goddy Leye avec Joel Andrianomearisoa, Mohssin Harraki, Katia Kaméli, Perrine Lacroix, Jesus Palomino, Otobong Nkanga, Younes Rahmoun »

Elle présentera l’ArtBakery ( http://www.wix.com/goddyleye/neworks#!artbakery-project), une structure de résidence et de développement culturel initiée en 2003 par Goddy Leye à Douala au Cameroun et reviendra ensuite sur sa collaboration en 2010 avec l’association l’Orange Rouge qui travaille avec des artistes contemporains en résidence dans des classes cliss en Ile de France.

Suivront une interview de deux artistes résidents du 3 bis f et un temps d’échange avec le public.

Ces programmes radio seront ensuite diffusés sur le web ( http://radioapartment22.com/) et dans la salle d’exposition reprenant cette intervention ainsi que celles qui auront eu lieu, la semaine précédente, dans le cadre d’ART-O-RAMA.

EX-NIHILO
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danse

EX-NIHILOApparemment, ce qui ne se voit pas [2009-2012]

Résidence du 24 au 28 octobre 2011
Ouverture publique jeudi 27 octobre à 15h
Anne Le Batard, Jean Antoine Bigot, Martine Derain, Corinne Pontana, Rolando Rocha, Satya Roosens, Pascal Ferrari

Ex-Nihilo

Apparemment ce qui ne se voit pas
Résidence de recherche du 24 au 28 octobre 2011
Ouverture publique jeudi 27 octobre à 15h

APPAREMMENT, CE QUI NE SE VOIT PAS est une création où danse et images se partagent la scène. Elle explore les rapports multiples de l’individu à la ville et aux autres, du corps dansant à l’architecture. Elle se construit au travers d’un programme de résidences en Europe et au Maghreb, initié en 2009.
Au cours de nos voyages, nous cherchons des lieux éloignés du regard, des espaces périphériques, comme décentrés, avec ces questions : comment lier à nouveau l’individu et la ville ? l’un et les autres ? le proche et le lointain, qu’est-ce qui fait la singularité d’une ville ? que dit-elle des autres villes ? qu’est-ce qui est leur « commun » ?
Danse, images de danse et de ville, son, photographies – collectés à Séoul, Marseille, Copenhague, Casablanca ou Tunis – sont les matières de cette pièce, dont un « Détail #1 » a été présenté chez Kelemenis et Cie en novembre 2010. Création les 21-22-23 février 2012 au CND

La Compagnie Ex Nihilo est conventionnée par le Ministère de la culture et de la communication/Drac-Paca et par la Ville de Marseille.
Elle est soutenue par le Conseil général des Bouches-du-Rhône, le Conseil régional Paca, Institut Français et Institut Français/Ville de Marseille pour la diffusion de ses créations à l’étranger, l’ADAMI, la SACD et la SPEDIDAM - La culture avec la copie privée.

Chaque création reçoit des soutiens spécifiques :
Apparemment, ce qui ne se voit pas [2009-2012]
Coproduction : Ballet National de Marseille ; Copenhague International Theatre/Metropolis Festival (Danemark) ; Ateliers Frappaz ; CDC du Val-de-Marne ; CCN de La Rochelle/Poitou Charentes ; Tridanse (associant Le 3bisF, Le Citron Jaune et le Vélo Théâtre) ; 2 Angles relais culturel régional ; Institut français de coopération/Ambassade de France en Tunisie ; Fondation Beaumarchais/SACD ; Centre National de la Danse et KLAP Maison pour la danse à Marseille.
Partenaires : La Source du Lion, CasaMémoire, association Commune et AR2D-Meryem Jazouli à Casablanca ; Musaq et Théâtre Dar Ben Abdallah à Tunis.
Soutien : Institut Français et Institut Français/Ville de Marseille.

Mathieu Ma Fille Foundation
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théâtre

Mathieu Ma Fille FoundationSOUS NOS PAS ( The Hidden Side of the Polar Bear Express ®)

Présentation d’une étape de travail vendredi 13 janvier à 15h
Premier opus du cycle Mémoires du Grand Nord ( Canadien dans notre histoire)
Un prologue chanté par - 50°. Une performance où la tragédie n’apparait qu’en songe et travestie.

Ateliers : vendredi 6 et lundi 9 de 14 à 16h15
E la nave va
Construire un récit comme vogue un radeau de fortune : au gré des courants

Le cycle Mémoires du Grand Nord est un triptyque. Chaque volet se crée, dans un premier temps, de manière quasi distincte. Ces modules gardent malgré tout un caractère intrinsèque, ils portent une mémoire de la littérature du Grand Nord, John Haines, Henry D.Thoreau… ou Jack London pour le volet 3. Une trace de ces écrits comme un lien permanent où chaque module annonce aussi le suivant. L’idée est bien sûr de présenter in fine les trois volets ensemble.
Avant cette étape ultime, chaque volet affirme une indépendance, de production, de vie, de combinaisons (1) (3) (1+3) (2) (1+2) (2+3) (1+2+3)…
Sous nos Pas (The Hidden Side of the Polar Bear Express ®) Mémoires du Grand Nord (1) est un Prologue (voilà ce qui a eu lieu, voilà ce qu’il va peut-être advenir).
Un prologue chanté, une performance, un concert de première partie.

Ce cycle reviendra sur les traces d’un homme, du héros dénué d’imagination de Construire un feu de Jack London. Car dans sa lutte avec le froid, l’homme est entrain de perdre. L’homme sombre alors dans un sommeil qui lui paraîtra le plus agréable qu’il eût jamais connu. Assis en face de lui, le chien attendait. Le temps de faire un rêve . Le rêve d’un chien sans nom qui ne reconnaît plus son maître. Le rêve d’un homme gelé qui convoite un bon bain chaud dans un hôtel à La Haye.
Une tragédie où la comédie n’apparaît qu’en songe et travestie. Epilogue mérité.
C’est aussi l’histoire d’hommes partis faire trois pas (souvent plus) dans ces territoires du bout du monde. Dans un isolement conscient et de la survie qui en découle alors. Henry D. Thoreau (deux ans d’isolement) qui au milieu de nulle part n’en a pas moins oublié de garder un lien avec son mentor, comme si "la vie de l’esprit était aussi naturelle qu’un arbre", John Haines (25 ans d’isolement) dira de son côté que le feu, les étoiles et la neige se lisent à livre ouvert et que le même texte s’écrit là depuis des millénaires et continuera à s’écrire sans lui. Face au blizzard, un feu qui s’éteint signifie la mort rappelle Haines. Le héros sans nom de Jack London, n’aura quant à lui, passé que quelques heures (vivant) dans sa tentative de rejoindre un camp basé à quelques milles de son point de départ. Ici aussi, un homme qui ne connaît pas ses limites est un homme mort. Ce pourrait être une parole de son chien, je n’invente rien, London lui donne déjà une conscience.
Chaque volet est une forme courte, Sous nos pas avoisinera les 30 minutes. Ce prologue flirte avec le concert. Le second volet se construit au coeur du champ chorégraphique, le champ théâtral et musical, gagneraient quant à eux, la périphérie. Le dernier volet tend d’avantage vers une approche sonore, que musicale.

Sous nos pas de et avec Arnaud Saury et Alexandre Maillard
Co-production 3 bis f - Festival 30’30’’/ Bordeaux
Visuel : Morgan Tepsic

Ateliers : E la nave va
Un récit est une structure flottante qui dérive. On peut lui adjoindre une voile de fortune, mais ce sont surtout les courants qui le guident. Aucun plan ne réside à sa construction et la limite entre l’intérieur et l’extérieur est indéfinie. J’emprunte ici des paroles de Gilles A. Tiberghien à propos du radeau. Disons que le récit au présent emprunte le même chemin. Nous tracerons nos routes sur un radeau de fortune. E la nave va.

Site de l’artiste

Projet FAMA
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danse

Projet FAMAAteliers de recherche

3 séries ateliers avec C.Haleb, J.Labsolu, L.Van Herreweghe, Y.Gerstberger,
L. Kasparian, M.Sparma, O.Muller, C.Le Blay, M.Mestre
Zardoz - recherche sur le dessin et les matières 19 et 20 janvier de 14h à 16h
L’atlas des gestes abandonnes - recherche sur le geste culturel, rituel et religieux et le geste du travail - 25 au 27 janvier de 10h à 12h
Aïe aïe aïe - réécrire une mythologie personnelle - 25 au 27 janvier de 14h à 16h

FAMA UNE EXPOSITION VIVANTE

CRÉATION 2013 LA ZOUZE – CIE CHRISTOPHE HALEB

3 séries ateliers avec C.Haleb, J.Labsolu, L.Van Herreweghe, Y.Gerstberger,
L. Kasparian, M.Sparma, O.Muller, C.Le Blay, M.Mestre
Zardoz - recherche sur le dessin et les matières 19 et 20 janvier de 14h à 16h
L’atlas des gestes abandonnes - recherche sur le geste culturel, rituel et religieux et le geste du travail - 25 au 27 janvier de 10h à 12h
Aïe aïe aïe - réécrire une mythologie personnelle - 25 au 27 janvier de 14h à 16h

OFFREZ LA VIE ÉTERNELLE, LA MORT DEVIENDRA PRÉCIEUSE.
AVEC LE PROJET FAMA, JE ME REPOSE LES QUESTIONS « COMMENT CONSTRUIRE AUTREMENT, COMMENT FAIRE RÉCIT, TRACER DES PARCOURS DE VIES ? »
QUAND JE ME LANCE DANS L’ÉCRITURE D’UNE CHORÉGRAPHIE, C’EST COMME ABORDER UNE NOUVELLE ARCHITECTURE, IMAGINER UNE FORME D’ESPACE HABITABLE POUR DES TEMPS PRÉSENTS ET À VENIR, JE ME RETROUVE DANS LA NÉCESSITÉ DE PENSER GLOBALEMENT LE LOCAL, ET NON L’INVERSE.
CETTE EXPOSITION VIVANTE EST CONÇUE POUR REPENSER LE SPECTATEUR DANS SON AUTONOMIE, AFIN QU’IL PUISSE TROUVER SA PROPRE FAÇON DE SE DÉPLACER DANS L’ENVIRONNEMENT, CONFRONTER SA CAPACITÉ D’IDENTIFICATION ET SA DISTANCE CRITIQUE.
FAMA NOUS ACCUEILLE DANS UN ESPACE D’IMMERSION SENSIBLE. LA SCÉNOGRAPHIE DE L’ESPACE CROISE DES ÉLÉMENTS DE LANGAGES, D’IMAGES ET D’OBJETS QUI ENTRENT EN FICTION AVEC DES MATIÈRES CONCRÈTES ET RÉELLES.
LA TECHNOLOGIE EST UTILISÉE POUR APPRÉHENDER LE MONDE, MAIS AUSSI POUR LE MODIFIER. N’OUBLIONS PAS QUE FAMA EST UNE DÉESSE QUI A LE POUVOIR DE FAIRE ET DÉFAIRE LA RENOMMÉE, UN MYTHE, UN CRÉATEUR DE MONDE À PART ENTIÈRE.
FAMA NOUS INVITE À PENSER CE QUI FONDE LE MYTHE POLITIQUE AUSSI PUISSANT QUE CE « NOUS » NATIONAL, ET EN FAIRE LA CRITIQUE DANS UN RAPPORT DE TENSION AIGÜE AVEC UN « ILS » MÉCONNAISSABLE.
AU CROISEMENT DE L’ESPACE PLASTIQUE, ARCHITECTURAL ET PERFORMATIF, CETTE INSTALLATION FAIT DIALOGUER DIFFÉRENTES QUALITÉS DE PRÉSENCES, DE MATIÈRES ET D’ENTITÉS QUI QUESTIONNENT LA RELATION BIPOLAIRE ETRANGER / NATIONAL, ET CHERCHE DE NOUVEAUX SENS AU NOM « ETRANGER » QUI PRENNENT EN COMPTE DES FORMES DE VIES SUBALTERNES ET DES EXPÉRIENCES VITALES DE LA PRECARITÉ.
FAMA INTERROGE NOTRE IMAGINAIRE SOCIAL, NOS PEURS ET NOS RÊVES, NOTRE DÉSIR DE LIBERTÉ ET NOTRE LIEN AU MONDE. QU’EST-CE QUI FAIT QUE DES VIES SONT PLUS VULNÉRABLES QUE D’AUTRES, EN QUOI L’HOSPITALITÉ EST UN GESTE DE CRÉATION, COMMENT RENDRE EFFECTIVE LA FRATERNITÉ CORPORELLE, PARLER DE L’ÉTRANGER EN SOI ?
ON EMBARQUE DANS UN RÊVE D’ÎLE DÉSERTE. DE L’AUBE AU CRÉPUSCULE, ON FRANCHIT DES SEUILS, ON HABITE LE DEDANS LE DEHORS, ON EST LE VAINQUEUR ET LE PERDANT, LE DANGER ET LE RENOUVEAU, DANS L’OEUVRE ET LE DÉSOEUVREMENT.
FAMA INVENTE UNE LITURGIE CONTEMPORAINE, UN VÉHICULE SENSIBLE QUI REMET EN JEU LA DOXA DU MYTHE, FAIT COURIR LA RUMEUR, MATÉRIALISE DES MYTHOLOGIES PERSONNELLES ET DES FICTIONS COLLECTIVES.
Christophe HALEB

COLIN CHAMPSAUR
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arts visuels

COLIN CHAMPSAURRésidence de recherche

Atelier arts visuels
Tous les lundi de 10h à 12h
du 7 novembre au 12 décembre 2011

Exposition du 5 au 31 janvier 2012
Vernissage le 5 janvier 2012

Atelier arts visuels

Exposition du 5 au 31 janvier 2012
Vernissage le 5 janvier 2012

en marche

Depuis novembre 2011, Colin Champsaur est en résidence de création au 3 bis f, centre d’art situé dans l’hôpital Psychiatrique d’Aix-en-Provence.

Suivant son processus de travail, il a déplacé dans l’espace d’exposition nombre d’objets et de matériaux hétéroclites pour leur potentiel d’éléments d’œuvres à venir. C’est dans ce déplacement d’objets et leur atterrissage dans un nouveau lieu que des tracés invisibles rassemblent et proposent une mise en relation.
Comme lorsqu’on dessine les perspectives d’objets et qu’ensuite on en efface les traits pour en refaire de nouveaux, l’espace d’exposition du 3 bis f détermine par sa spécificité de nouvelles combinaisons.

L’espace reçoit et structure les relations. Les objets, par leur poids, leurs histoires, leur matériau, apparaissent frontalement et dessinent leur place dans le lieu.
L’impression effective de ces volumes est au premier abord bi-dimensionnel.
Puis Colin Champsaur suspend ses pièces, les met en apesanteur, ou plutôt en trajectoire. Il considère le lieu d’exposition comme un endroit de cristallisation possible, un espace fini. en marche prend l’espace du 3 bis f comme caisse de résonance à la croisée des chemins de l’esthétique, du politique et du poétique.

Dans l’espace, 20 pièces croisent leurs origines (fabrication, travail), font défiler leur mémoire, leurs histoires déposées. Et celles-ci croisent nos propres histoires, ainsi que celle de ce pavillon de l’hôpital psychiatrique, lieu d’enfermement et de soins, qui est devenu il y a 30 ans lieu de création.

Ceci étant posé nous pouvons à présent voir, entendre, observer et rencontrer les divers objets.
La photographie d’un camion qui déplace des arbres déracinés, en transit. Un lieu de rétention provisoire précaire, ou cabine de cinéma, projetant le film dont le sujet est celui d’un lieu clôt. Puis des dessins qui nous parlent de s’évader d’un monde où tout serait possible. Ces dessins issus d’une série 2002-2012 indexent des petits gestes, idées de sculptures en devenir, mais aussi pièces eux-mêmes. Indication d’un présent en marche, d’idées en train de se produire. Des machines qui ne fonctionnent pas sortent de leurs gonds et tracent leur propre route.
La caisse claire nous remet en mémoire le battement de tambour qui souligne le côté périlleux du numéro du trapéziste qui saute dans le vide. Ce rythme latent qui nous faisait battre le cœur enfant. Elle est surmontée d’un projecteur qui indexe un événement au présent et à venir.
Ce rythme nous accompagne à travers le couloir panacoustique jusqu’à « Concours d’histoire », une pièce composée de pelotes de ficelle superposées, dont la plus grosse repose sur un cube noir mat. Cette sculpture, dont la forme se situe entre une pièce du Musée de l’homme et la colonne sans fin de Brancusi porte pour C. Champsaur l’idée du fil de l’histoire, des histoires de chacun et de la grande Histoire. De ce qui se fait et se défait sans cesse.

Tout le long du mur des grands miroirs posés sur le sol, légèrement inclinés par rapport au mur font basculer l’espace de la salle d’exposition. Seules les jambes y sont visibles. Au dessus de ces miroirs, sont dessinées des lignes de feutre noir qui se croisent dans un rectangle d’adhésif velleda collé sur le mur.
On retrouve cette accumulation de traits et de croisements dans une grande pièce présentée au sol. Différentes strates de matériaux s’y succèdent, surmontés d’un pavé qui semble stabiliser la pièce, la retenir au sol.

Une petite sculpture « Etude, constructions » lui répond, jeu sur le fait et le pas fait. Elle s’enroule en spirale, en référence à une sculpture de Tatline (Monument à la Troisième Internationale 1919).
Cette pièce est surplombée par un drapeau rouge dans lequel un rond de tissu a été ôté, retirant par là même les symboles qui s’y trouvaient. Ce drapeau excessif, uni, cumule toutes les significations, il cristallise les sens et ne manque de rien.
Plus bas des vitres cassées, traversées d’une ligne tracée à l’aide d’un diamant, sont parcourues par un réseau de distribution de cassures aléatoires.
Dans une vidéo, on voit des jambes de personnes qui marchent sur une route bitumée, illustrant l’expression : battre le pavé. Elle trouve son pendant dans la pièce « droite gauche », étagère faite de miroirs sur lesquels sont posées les semelles de chaussures à talon.
Puis une accumulation de cadres et d’encadrements, offre divers points de vue, ou cadres de référence.
Enfin un seuil doré détermine ce qui est extérieur/intérieur et varie suivant le point de vue.
Au plafond, un miroir convexe reçoit tous ces éléments et invite à la ronde.
Nous avons depuis un moment entendu le martèlement de talons qui nous parvient, irrégulièrement.
A l’extérieur, au milieu des arbres, une palette de 18 regards en béton, énormes pavés prêts à l’emploi nous attendent, à la fois assoupis, rangés et portant en eux le propre énergie.

En observant ces pièces, les épiant, les écoutant, ils nous arrivent des effluves de mémoire, des petites aspérités, comme cette poussière épaisse, grasse, qui s’est déposée sur certains objets présents. Comme un « élevage de poussière ».
Marie-Louise Botella – janvier 2012

Compañía Pendiente
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danse

Compañía PendienteD’une page blanche

Compañía Pendiente / Ana Eulate

D’une page blanche
Le 25 novembre 2011 à 19h - COMPLET
Le 26 novembre 2011 à 15h - COMPLET
A partir de 4 ans

Création jeune public 2011
Spectacle chorégraphie et multimédia pour jeune public et public familial.
Inspiré de « Comment Wang-Fô fut sauvé »
Durée : 50 minutes

Échauffements avec la Cie du 14 au 24 novembre de 10h15 à 11h30
Ateliers les 9, 16 et 23 novembre de 14h30 à 16h

Compañía Pendiente / Ana Eulate

Échauffements avec la Cie du 14 au 24 novembre de 10h15 à 11h30
Ateliers les 9, 16 et 23 novembre de 14h30 à 16h

D’une page blanche
Le 25 novembre 2011 à 19h - COMPLET
Le 26 novembre 2011 à 15h
- COMPLET
A partir de 4 ans

Création jeune public 2011
Spectacle chorégraphie et multimédia pour jeune public et public familial.
Inspiré de « Comment Wang-Fô fut sauvé »

Durée : 50 minutes

Dans la Chine du Moyen Age, un vieux peintre du nom de Wang-Fô peint des tableaux magiques. Les objets et les personnages qu’il représente deviennent vivants et bougent ! Wang-Fô, accompagné de son disciple Ling, passe de village en village, à la recherche d’un paysage à peindre. Un jour l’empereur de Chine le convoque à son palais pour le menacer d’un terrible châtiment. Il lui ordonne de terminer une nouvelle toile inachevée. Grâce à cet acte qu’il accomplit en présence de l’empereur et de sa cour, Wang-Fô et son disciple sont sauvés.

Ce conte nous révèle le regard minutieux de l’artiste, curieux et fasciné par le monde dans toutes ses formes où la distinction entre la laideur et la beauté disparaît. Différents langages et disciplines vont se croiser : danse, vidéo, photographie, écriture, musique, peinture...
Direction et chorégraphie : Ana Eulate
Danse : Gwladys Laurent, Ana Eulate
Création vidéo : Vincent Ducarne
Création bande son : Rémi Coupille
Création lumières : Jean Philippe Pellieux
Photographie : Pablo Linés, Vincent Ducarne
Peintre :Gabriel Schmitz
Administration – Production : Marie Faus

Co-production : Cia. Compañía Pendiente SCCL - Barcelona / Association Momento CP – Rognes, 3BisF lieux d’art contemporain – Aix-en-Provence
Avec le soutien : ICUB – Ajuntament de Barcelona
Collaboration / Partenariat : Centre socioculturel Marie-Louise Davin de Puyrycard, Centre l’Estruch de Sabadell (Barcelone), CeCCN (Cabasse) – L’imparfait
Remerciements : Studio à l’Espace Forbin – Ville d’Aix-en-Provence, Salle 1, 2, 3 Soleil de Lambesc, CCN Ballet Preljocaj - Pavillon Noir (prêt studio) – Aix-en-Provence

JOREIGE & HADJITHOMAS
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JOREIGE & HADJITHOMASAida Sauve moi

Khalil JOREIGE & Johanna HADJITHOMAS
Aida Sauve moi
Performance

le mardi 29 novembre 2011 à 19h30
Entrée libre

Aida Sauve moi

Performance

le mardi 29 novembre 2011 à 19h30
Entrée libre - réservations souhaitées

J. Hadjithomas et K. Joreige travaillent conjointement en tant que cinéastes et photographes depuis la fin des années 1990, entre Paris et Beyrouth. Ils proposent leur regard critique sur l’histoire récente du Liban.
En partenariat avec In Situ/ Fabienne Leclerc, Paris

D’origine libanaise le couple construit, depuis les années quatre-vingt-dix, un travail, entre fiction et document, autour des conflits qui ont marqué l’histoire contemporaine du Liban. Confrontation du visible et de l’invisible, des faits et du récit, de la logique et du hasard, Aida sauve-moi interroge les processus à l’œuvre dans toute construction en images d’un réel qui se dérobe.

En avril 2006, lors d’une avant-première de notre second long-métrage A perfect day, un incident extraordinaire allait bouleverser la sortie du film et résonnait étrangement par rapport à tout notre travail. Une suite de disparitions s’ensuivront…

Aida sauve-moi, est une lecture performative qui mesure la distance entre la reconnaissance et la représentation de soi-même et raconte cette aventure qui a fait que la fiction tout d’un coup a pris des allures de document...

Co-production des Halles de Schaerbeek, Chantier TEMPS D’IMAGES, 2009 - Avec le soutien du Centre national des arts plastiques.

Parcours
Joana Hadjithomas et Khalil Joreige sont nés en 1969 à Beyrouth, ils proposent leur regard critique sur l’histoire récente du Liban, en particulier ses guerres civiles engendrant des destructions et des disparitions. A partir d’archives documentaires publiques ou personnelles qu’ils se réapproprient, ils produisent de nouvelles images et construisent des récits mêlant fiction et faits d’actualité, loin des clichés spectaculaires des conflits armés. à la fois en tant que plasticiens et cinéastes. Ils mettent en avant la figure du héros produite par la guerre sous différentes formes (martyr, victime, prisonnier).
Leurs films ont un caractère très intime, très personnel. En même temps, les thèmes abordés sont des thèmes qui concernent la société. Khalil Joreige et Joana Hadjithomas disent venir de quelque part et espérer que ce qui les touche, et touche aussi d’autres personnes.

Site des artistes

Compagnie Sixièmétage
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Compagnie SixièmétageDEADLINE TRIPTYK

Deadline
Spectacle Danse Théâtre
Ouverture publique le vendredi 30 septembre 2011 à 15h

Cie Le Sixièmétage

DEADLINE, triptyk
Ouverture publique le vendredi 30 septembre 2011 à 15h

Volet « Marilyn Monochrome »
La prochaine création (« DEADLINE, triptyk ») de la Cie de Danse/Théâtre « Le Sixièmétage » entraînera ses interprètes dans un triptyque tragique et cynique où il sera question de gloire, de beauté, de laideur et de la solitude d’êtres incompris par une société vampirique...

Jeff Bizieau Chorégraphe / Pascal Renault Auteur et metteur en scène
Avec Sara Pasquier / Jeff Bizieau / Pascal Renault
Lumières Véronique Hemberger

Dans la peau de Marilyn Monroe - Tournage vidéo
Mercredi 28 septembre 2011 de 9h30 à 18h
Le Sixièmétage invite 10 femmes à vivre une expérience singulière et intense. Une journée de rendez-vous individuels (toutes les heures) pour tourner la même séquence cinématographique avec chaque participante et constituer ainsi une galerie de portraits. Un tournage inspiré d’une scène d’un film mythique de la star plantée dans une salle du 3bisf.

Une expérience inédite pour tenter de pénétrer l’univers d’un tournage cinématographique (maquillage, coiffure, répétitions…) et aller ainsi à la rencontre de la comédienne au cœur même de son métier.

Sortie de Chantier / Présentation publique
« Marilyn Monochrome »
Vendredi 30 septembre 2011 / 15h00
A l’issue de sa résidence au 3bisF, le Sixièmétage convie le public à un ultime rendez-vous pour livrer l’état du travail mené autour de « Marilyn Monochrome »... Un moment fragile et unique à partager.
Une farce tragique et cynique où il est question de gloire, d’abandon, de sexe, d’attraction et de répulsion. Où l’on rit et frémit dans un théâtre d’images où la danse flirte avec le texte dans une dimension poétique inédite.
Volet "Marilyn Monochrome" : d’après les confessions enregistrées de Marilyn Monroe quelques jours avant sa disparition. Le portrait d’une femme aux multiples personnalités, partagée entre la lumière et le désespoir... Le corps cassé, l’esprit fracturé, elle se tient debout sur le plateau, adulée... Elle semble impatiente de jouir et de souffrir... Elle va mourir...

Coproduction, partenariat : Résidences à LA TANNERIE (Barjols), Le CNAR Noisy Le Sec (93), L’Entre Pont (06), La Licorne Made In Cannes (06). Forum Jacques Prévert Carros (06). TNN – Théâtre National de Nice (06).

Mathilde Monfreux & Elizabeth Saint Jalmes
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Mathilde Monfreux & Elizabeth Saint JalmesTUBE

Création TUBE

Le vendredi 24 fevrier à 21h
et samedi 25 février à 19h

Mathilde Monfreux, artiste performeur, danseuse comédienne, et Elizabeth Saint Jalmes, plasticienne, après Projet Cochon et Mitsi, poursuivent leur rencontre .
Elles proposent avec Tube un espace où les frontières et les genres se fondent : représentation ? poésie ? exposition ?

Une digestion du réel s’ invente.
La mécanique n’a plus de place et les flux divergent.
Il n’y a plus que le mou pour colmater les mémoires.
Réjection de nerfs sur terrain organique.
Liquidation d’un système bâti sur des planches.

hymen à soi
de la nution perdue dans
les colites frénétiques
franatiques de l’estomac
conquérant de la chimère abyssale
visage estomacabre
reine de l’utérus
froid brûlant par la valve
cardiaque dyonisiaque
(…)
Strophe à la guerre
La climat s’en va
Papi s’en va
Toto s’en va
Hiroshismou et pâte à molle
Et moi du siège du nerf je pousse
Un jour de pâques mon premier cri
Intestinal
Mai 2011- Paris

Mathilde Monfreux : Conception, texte, mise en scène et en espace, jeu .
Elizabeth Saint Jalmes : Sculpture, mise en espace.
Guillaume Pons : Dispositif lumière
Laure Maternati : Accompagnement à l’écriture.
Fanny Soriano, Robin de Courcy, Paola Rizza : Regards extérieurs
Gaël Rodier : Construction, régie.
Marion Bottaro : Chargée de production

Coproducteurs :
CNAR Le Citron Jaune
Le 3bisf
L’Espace Périphérique
L’Atelier du Plateau

Soutien :
Le CREAC
Regards et Mouvements – Hostellerie de Pontempeyrat

GÉRALDINE PY & ROBERTO VERDE
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GÉRALDINE PY & ROBERTO VERDELe dépeupleur / Le monde prénatal

GÉRALDINE PY & ROBERTO VERDE

EXPOSITION Le dépeupleur / Le monde prénatal
Du 23 mars au 26 avril – du lundi au vendredi de 13h à 17h
Vernissage le 23 mars à 18h30

GÉRALDINE PY & ROBERTO VERDE

EXPOSITION Le dépeupleur / Le monde prénatal
Du 23 mars au 26 avril – du lundi au vendredi de 13h à 17h
Vernissage le 23 mars à 18h30

Le monde prénatal

Le monde prénatal se présente comme une installation multimédia dans laquelle cinq haut-parleurs de formes différentes montés sur trépieds, diffusent un dialogue entre des personnages en pleine formation. Ceux-ci engagent une conversation inintelligible à l’écoute, composée par des sons de nature étrangère, pré-verbaux et non articulés. Un dispositif semblable à un logiciel de reconnaissance vocale traduit instantanément la conversation improbable sur un écran. La traduction révèle l’arbitraire du langage et la maladresse de l’interprétation d’un idiome inconnu. Les personnages sont caractérisés par des tares et vitesses de formation différentes. Ils fabriquent leur propre langue à partir de ce qui les entoure, leur matière, celle des autres. On rencontre un œuf mûr (mûr au sens de son développement et de son érudition innée), un œuf monocellulaire, un œuf non fécondé, naïf et rempli de question, un œuf double, aux prises avec sa pluralité et un œuf de coucou, pondu au milieu du discours, dont l’inné lui dicte de débarrasser le nid des ses cohabitants.

Le dépeupleur

Il s’agit d’une caisse dans laquelle loge un tronc d’eucalyptus. Dans ce tronc logent des larves xylophages. Dans ces larves logent les personnages du monde prénatal. Le dépeupleur (titre emprunté à Samuel Beckett), est une caisse de transport en bois d’une longueur de deux mètres, fabriquée à la mesure du tronc d’eucalyptus qu’elle renferme. La section choisie est investie par des larves xylophages, naissant sous l’aubier du bois. Elles se développent en creusant des tunnels. C’est une communauté de quelques centaines d’individus, développant un réseau complexe de galeries enchevêtrées, traduisant la surpopulation du milieu. Chaque larve en creusant, maintient un écart légèrement inférieur à 1 millimètre avec sa voisine (en ligne droite comme en virage), faisant naître l’hypothèse d’un échange d’information entre les congénères. Se succèdent les phases de prises de nourriture, de repos de six à sept minutes et de changement de côté mis à profit pour évacuer la sciure. L’activité de creusement des larves est audible à « oreille nue ». Des micros piézoélectriques sont collés sur la caisse de transport, et le son ainsi amplifié est diffusé par des haut-parleurs placés loin du tronc, permettant aussi une écoute purement acoustique.

DEMESTEN TITIP
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théâtre

DEMESTEN TITIPTentatives de trous pour voir le ciel à travers

Création 2012
vendredi 6 avril à 21h et samedi 7 avril 2012 à 19h

Tentatives de trous pour voir le ciel à travers

vendredi 6 avril à 21h et samedi 7 avril 2012 à 19h
Création
Cie en affinité du 3bisf

D’après The Yellow Wallpaper de Charlotte Perkins-Gilman et Un homme en suspens de Saul Bellow

Avec : Olivier Boréel, Solenne Keravis, Sébastien Rouiller
Adaptation : Laurence Gervais
Création sonore : Sébastien Rouiller
Conception et mise en scène : Christelle Harbonn

Depuis sa création, la Compagnie Demesten Titip s’attache aux seconds rôles de grandes fresques. Ici elle se concentre sur des histoires moins célèbres, mais où les protagonistes tentent aussi de faire entendre une troisième voie(x), qui n’est ni du côté de l’ordre social, ni du côté de la révolution.

Le projet Tentatives de trous pour voir le ciel à travers s’organise en deux formes courtes autour de The Yellow Wallpaper de Charlotte Perkins-Gilman et de The Dangling Man de Saul Bellow.
Ces textes sont deux journaux intimes écrits respectivement par une femme au XIXe et par un homme au XXe siècle. Ils sont des échappatoires à une vie qui cloue leurs protagonistes à des lois (psychanalytiques ou sociales) qui les démunissent. Ce sont leurs forces de résistance.

Le premier texte, Le papier peint jaune (1890), met en scène une femme qui décrit les motifs du papier peint de sa chambre, où elle lit des formes de vies et de dépendances. Elle souffre vraisemblablement d’un post-partum, largement aggravé par les traitements qui lui sont infligés par son époux psychiatre. Ce texte est une autobiographie violente de Charlotte Perkins-Gilman, où l’écriture (secrète car interdite) devient une forme d’indépendance et d’autonomie, l’issue à une vie cloisonnée par les questions de genre et de domination masculine. Tous les thèmes que le personnage aborde (maternité, enfermement, contrat marital,…), se retrouvent noués dans le motif du papier peint devenu le seul paysage de la femme séquestrée dans sa chambre.

Le second, Un Homme en Suspens (1944), est également un journal intime, cette fois écrit par un homme.
Canadien émigré aux Etats Unis, il est appelé à la guerre en Europe (1944). Il démissionne de son travail, mais, du fait d’une administration kafkaïenne, il ne fait qu’attendre le jour effectif de son départ. Écrivant, il tente de s’éloigner d’un présent qui le pétrifie en s’attachant à décrire comment il est passé du statut « d’homme actif » à celui « d’homme en suspens ».
Cet homme « perdu », décrit par Saul Bellow, fait partie des premiers héros sans illusions du milieu du siècle. Il erre dans une vie qui perd de son sens et cherche, à travers l’écriture, la possibilité d’une réconciliation avec l’incongruité de l’existence.

Ecrire ou ramper, ramper pour ne pas faire de bruit mais avancer tout de même… exister à travers l’écriture, survivre par les mots, faire entendre, même par le chuchotement, une voix qui n’a pas le droit d’être… c’est ce que fait l’héroïne de Gilman dans le Papier peint jaune, mais c’est aussi ce que fait Un Homme en suspens de Saul Bellow, victime des codes et des injonctions au silence qui le « pétrifient ».
Faire entendre ces voix, par le biais de la répétition, à plusieurs voix, à plusieurs textes est la raison pour laquelle ces deux formes sont présentées ensemble. Dire en creux, en contraste, mais surtout dire plusieurs fois, de journal en journal, de lettres en lettres, de mots en mots, permet à ces identités anonymes de se construire, voire d’exister et de ne pas sombrer dans la folie.
Ces voix sont à la fois celles d’un monde intérieur bien plus riche que la folie et/ou le désespoir ordinaire(s) qu’on veut bien leur attribuer, et celles d’un délire parfois créateur de liberté jusqu’à la violence, ou jusqu’à l’extrême lucidité dont fait preuve le personnage de Bellow sur son époque, le privant au passage du rassurant contact de l’humanité de ses semblables. « L’héroïne » de Gilman et le « héros » de Bellow tentent d’appréhender le monde en dehors des stéréotypes que l’on veut leur imposer. Ils réinventent leur propre histoire, la réécrivent en empruntant des chemins que leurs semblables refusent de reconnaître, par une mise à distance souvent cruelle du monde qui les entoure.

Co-production 3 bis f, ARCADI, Théâtre Roger Barat-Herbley, Collectif 12, Ville de Marseille, La Loge-Paris, Les Argonautes-Marseille.

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VIDÉO/CORPS
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VIDÉO/CORPSCycle de projections

FLORIAN PUGNAIRE, DAVID RAFFINI
Dans le cadre du programme VIDÉO/CORPS

Projection de vidéos du 10 au 13 avril de 13h à 17h - Entrée libre
Conférence le vendredi 13 avril à 19h - Sylvie Coëllier, professeur

VIDÉO/CORPS

FLORIAN PUGNAIRE, DAVID RAFFINI

Projection de vidéos du 10 au 13 avril de 13h à 17h - Entrée libre

Conférence le vendredi 13 avril à 19h - Sylvie Coëllier, professeur
Partenariat : Galerie Torri, Paris

Depuis quatre années le programme Vidéo/corps aborde la question du corps au travers du médium vidéo. Le 3 bis f poursuit ce cycle de projections de vidéos d’artistes à travers un tour d’horizon non exhaustif d’oeuvres autour de cette problématique de la représentation du corps. La vidéo permet aux artistes d’appréhender l’extension de l’image dans l’espace, sa capacité à sculpter le temps, à explorer parfois frontalement et brutalement le monde. De nombreux artistes ont représenté le corps, en donnant une image inédite et surprenante.

Comment l’art vidéo transforme une certaine représentation du corps ? Peut-on entrer dans l’image vidéo, dans le corps animé, peut-on habiter une image ? Par ailleurs la vidéo donne aussi l’image d’un corps « étendu », prolongé, ou suspendu dans l’espace temps et pose parfois la question d’un corps politique.

Les artistes peuvent l’utiliser comme trace de leurs performances, comme prolongement de leur regard ou de leur corps. Les vidéos sont choisies plus particulièrement sur leur capacité à produire une émotion physique, ou donner à expérimenter physiquement un rapport à l’image (impression de plonger dans l’image, vacillement, perte de repères, présence immédiate des personnages, effet de réalité…). Les conditions de présentation des vidéos permettent d’appréhender ces sensations : projection sur grand écran, dans la salle de spectacle du 3 bis f, dispositif son, « comme au cinéma ». Les détails apparaissent, tous les sons sont audibles, les sous titre lisibles. Les vidéos ne font pas parties d’une installation, on peut prendre le temps de les voir, de les revoir. Se posent donc les questions de la réception des images, des conditions de leur réception, du contexte de projection.
Est-ce que ces images prennent une dimension différente dans ce lieu de résidence et d’expérimentation artistique inscrit dans un hôpital psychiatrique ?

Ces questionnements sont accompagnés d’une conférence de Sylvie Coëllier, Professeur en art contemporain à l’Université d’Aix-en-Provence, donnant à chaque session des éclairages et des points de vue sur les vidéos, les resituant dans l’histoire de l’art contemporain, dans l’histoire récente de la vidéo d’artistes et dans le contexte politique et social.

Germana Civera/association Inesperada
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danse

Germana Civera/association InesperadaTO BE

Ateliers danse
18, 20, 23 et 25 avril de 13h30 à 15h30

ATELIER
Le voyage du corps #2012

Les 18, 20, 23 et 25 avril de 13h30 à 15h00
« L’origine d’un projet c’est l’émotion » Antonio Damasio

Ravissement : État de bonheur, de plaisir extrême qui fait oublier tout ce qui ne suscite pas ce plaisir. Être, tomber dans le ravissement ; être pris de ravissement.

Il s’agira pour Le voyage du corps #2012 - outre une quête et une expérience, d’une traversée des fondamentaux : le Souvenir ou la Prise de Conscience, l’Investigation autour des différents états émotionnels, l’Énergie ou Vigueur, le Ravissement, la Détente, la Concentration, et la Tranquillité. Chacun de ces facteurs s’opère dans une résonance et constitue un développement de l’esprit créatif en mouvement. L’objectif, tendre vers une ouverture de la créativité.

Nous porterons un focus sur le Ravissement, l’incorporer, découvrir un éventail de ses différentes possibilités et matières ; présences, gestes, mouvements, danses, paroles, chansons…

TO BE The real tragedy

(création 2013)

TO BE The real tragedy, serait une tragédie, une tragédie actuelle ou un « Désastre » Considérer les hommes dans l’état du monde d’aujourd’hui par le prisme de la tragédie antique. Ce qui m’intéresse dans ce propos, c’est l’universalité du sujet et l’intention d’en proposer divers points de vue.
Comment l’idée de changement est-elle reliée à la tragédie ? Il serait donc question d’amour, de pouvoir, d’argent. Une triangulaire implacable. L’amour, ce serait la rencontre, le rêve, les possibles, l’utopie, l’utopie d’être unis ; le sexe, le genre aussi, les cellules, l’être au monde, l’appréhension du monde, l’héritage. Le pouvoir, ce serait la guerre, la révolte, la vengeance, la destruction, l’écrasement, la mise en chaos, la mort, les fantômes… L’argent, ce serait… ce qui gouverne ( !), à la fois la décadence et la loi. Il s’agirait de « révéler », au sens photographique du terme, quelque chose qui émerge : le monde, le « Désastre » du monde. En donner une vision singulière, personnelle.
Il s’agirait de provoquer un « déplacement » des corps, des regards, des mots, de la pensée. Ëtre catalyseur et émetteur de ce changement qui opère sous nos yeux. Il s’agirait de manipuler les codes de la tragédie, ces « figures imposées » comme celles de la danse, les images bien sûr mais aussi la parole, les figures de la révolte, le désir d’envol pour en ouvrir un espace sensible où malgré tout quelque chose du monde réel sera restitué. Provoquer un pas de côté, un déplacement, du corps, du regard.
Une quête plus qu’une expérience
Un poème.

Spectacle programmé le 2 juillet au festival Montpellier Danse.
Reservez vos places.

JEUNE FILLE ORRIBLE
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musique

JEUNE FILLE ORRIBLEinfamie lyrique

PERFORMANCE
Le 28 mars de 7h00 à minuit

ATELIER
Les 15, 22 et 29 mars de 10h à 12h

PERFORMANCE Le 28 mars de 7h00 à minuit

Dans le cadre du projet ARTfactories/Autre(s)spARTs

On y connaît pas grand chose. On y connaît rien. On a juste une pratique simple et directe, une norme anormale et bête. On prend quelque chose et d’un geste on le fait sonner, ou sonneur. Le reste s’enchaîne. Un geste en amène un autre qui amène un son qui etc. Il n’y a pas de travail, il y a le présent entre nous. Nous utilisons la performance, c’est une improvisation, nous l’appelons infamie lyrique. Ce n’est pas "juste une pratique", ne soyons pas modeste, c’est "une pratique" ; d’instinct, d’écoute, de rencontre, de n’importe quoi. Parfois nous fabriquons dans la rue une cabane de planches, de bouts ramassés en chemin pour y faire une série de concerts. Nous n’avons rien à dire.

Jeune fille orrible est un trio qui élabore du bruit acoustique avec des objets divers dans des lieux différents. Ils utilisent la performance, le concert.

On pose un sol, on a posé un sol, un sol de récupération, un sol déjà vu, des palettes qui avant transportaient des produits, des plaques qui avant ont coffré du béton, d’autres bouts épars, des dalles volées dans un jardin, un sol déjà eu pour une tente que l’on monte d’après bâches et cordes : on a posé une maison temporaire dans la cour entre quatre platanes de la cour. On a levé une tente.
On l’a meublée. On est les clôtures, on a pensé les clôtures, on a ouvert. Il reste de la place, de la place dans la maison et autour. De la place pour ceux qui voudront partager avec nous les 17 heures que nous passerons le mercredi 28 mars de 7h à minuit. On a posé une maison tendue entre quatre arbres de la cour pour y faire du bruit, une l’infamie lyrique, durant toute une journée, celle du 28 mars, de 7h à minuit. On ne s’arrêtera pas.
Il y aura fort, il y aura faible, haut et bas, il y aura long, il y aura court, il y aura plein, vide, lent, vite, on ne s’arrêtera pas. En mangeant, en fumant, en buvant, en dormant, en… on ne s’arrêtera pas de toute la journée.
Il y a de place, il reste dans la cour de la place pour passer un moment, écouter, regarder, piqueniquer, ouvrir son pliant, déballer son sandwich, retourner les grillades (apportez vos côtelettes, vos saucisses), déboucher les bouteilles (apportez-en), passer un peu de cette durée avec nous dans la place qui reste encore dans la cour. Entretenir le brasero, s’enrouler dans sa couverture. Camion pizza bienvenu.
Nous, on ne s’arrêtera pas.

Frédéric Danos.

Venez bivouaquer, déjeuner, tricoter, bavarder avec JFO qui performeront pour vous. Le café, thé et les boissons fraîches seront offertes suivant la météo.

Jeune fille orrible (Audrey Gaisan, Frédéric Danos, Olivier Nourisson) est, depuis 2007, un trio de performance sonique, un principe d’infamie lyrique qui manipule et élabore du bruit acoustique sans aucune sonorisation.
Jeune fille orrible utilise avec le sang-froid d’une jeune fille qui se mire un
ensemble hétéroclite d’objets et d’instruments apportés ou trouvés sur place (de la guitare espagnole au peigne en passant par la pelouse ou le fauteuil club). Ils utilisent le lieu où ils performent (une scène, une galerie d’art, un parking, une cave, un salon, une église ou une cabane). Ils utilisent la performance. Au cours de leurs performances, les trois membres du groupe travaillent un rapport de dialogue direct, c’est à dire non médiatisé par un schéma ou une structure externe, un ensemble de chemins ou une entente préalable. Ainsi à "Improvisation" préfèrent-ils le terme "Free Playing" qui illustre mieux l’approche quasi pornographique qu’ils ont de la production et la combinaison de sons, une réduction de l’acte à ses gestes les plus élémentaires, les plus crus, les plus excitants. Une manière d’exposer brutalement la mécanique du plaisir.

ATELIER - Écouter/Faire, Faire/Écouter.
Les 15, 22 et 29 mars de 10h à 12h

Nous n’avons jamais fait cela. Nous avons l’habitude de dire que nous faisons du bruit avec des objets et le lieu qui nous accueillent. Sans micro, ni sono. Nous aimerions partager cette pratique simple et riche en ouvrant nos sessions de travail aux patients, soignants et curieux. Prendre un objet, faire un bruit, continuer ou en trouver un autre, s’associer, se dissocier des bruits des autres.

Pour réserver cliquer ici

ARTfactories/Autre(s)pARTs L’art en partage Les espaces de démocratie artistique : Etude Action 2012-2013

En 2012 et 2013 aura lieu sur le territoire de Marseille Provence et à l’initiative de l’association ARTfactories/Autre(s)pARTs un double moment de visibilité et d’action pour interroger la pertinence de l’ensemble des démarches qui inventent de nouvelles formes de démocratie artistique et culturelle en coproduction avec leur territoire d’implantation et les populations qui peuplent ces espaces de vie.
• du 28 mars au 6 avril 2012, une manifestation professionnelle de circulation entre les espaces projets
• des journées de restitution en octobre 2012.
• une recherche menée par un collège de chercheurs, intellectuels et critiques (2011-2013)
• des rencontres internationales entre Marseille-Provence, l’Europe et la Méditerranée (réseau européen TransEuropHalles) en octobre 2013.

Artistes invités par les structures : Laurent Petit ANPU ( Les Bancs Publics), Jacques Rebotier (La Minoterie), Laurent de Richemont (Théâtre de la Cité), Tear Mambo’s et/ou Thierry Mabon (Studio 164), Yves Fravéga, Pascal Gobin Pit Geodert L’Art de Vivre (Théâtre Massalia), Séverine Fontaine (Théâtre Massalia), Thierry Bédard Cie Notoire (Théâtre Massalia), Jean-Luc Brisson (Gare Franche), Guy-André Lagesse, Nicolas Barthélemy et Jérôme Rigaut (Les Pas Perdus), Mathilde Monfreux et/ou Isabelle St James (Le Citron Jaune), Jeune Fille Orrible- (3bisF), Nathalie Quintane (Alphabetville), Christophe Modica (Système Friche Théâtre), Yves Fravéga, Pascal Gobin et Pit Goedert (L’Art de Vivre).).

EN COURS DE TRAVAIL
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arts visuels

EN COURS DE TRAVAILCaroline Le Méhauté & Benjamin Marianne

CAROLINE LE MÉHAUTÉ & BENJAMIN MARIANNE
EN COURS DE TRAVAIL
Du 15 au 23 mars, du lundi au vendredi de 13h à 17h

CAROLINE LE MÉHAUTÉ & BENJAMIN MARIANNE EN COURS DE TRAVAIL

Du 15 au 23 mars, du lundi au vendredi de 13h à 17h

Après une résidence de création, Caroline Le Méhauté et Benjamin Marianne qui ont fait résidence commune, ouvrant des pistes de travail et de réflexion, lors des ateliers tout public, présenteront un en cours de travail , liant pratiques du dessins, de la sculpture, autour des notions de territoire et d’architecture.

CIE ADHAM HAFEZ
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musiquePerformance

CIE ADHAM HAFEZPsychOpéra

Opéra multimédia
Création

Atelier voix
Adham Hafez, Neveen Allouba
21 mai et 25 mai de 14h à 16h

Atelier voix
Adham Hafez, Neveen Allouba
21 mai et 25 mai de 14h à 16h

PsychOpéra
30 mai à 21 h et 31 mai à 19h

Zinc et le 3 bis f accueillent un jeune artiste égyptien, Adham Hafez, pour la création de Psychopéra. Un concert ? Un spectacle ? Non, un opéra multimédia, premier du genre en Egypte et dans le monde arabophone. Adham Hafez, avec la complicité de la belle soprane Neveen Allouba nous entraînent aux frontières de l’image et de la présence réelle à travers un espace électro-acoustique et lyrique. Un presque opéra avec une équipe très spéciale, une vraie soprane, qui fera passer sur l’audience un air de panique, l’emportant du confort à l’angoisse, face aux images qui émergeront telles des spectres. Rêve d’orient bien arrosé, psychopéra passera au shaker toute la mémoire des opéras, et de ce tourbillon sortira cette folie !
Un voyage expérimental à découvrir.

Adham Hafez, mise en scène, musique - Neveen Allouba, soprane, chant – Ismail Fayed, dramaturge
co-production : cie Adham Hafez, Zinc, 3 bis f - soutien : Institut français, YAFT - appui : Merlan, GMEM

PsychOpéra est le premier opéra multimédia produit en Egypte et ou Moyen Orient. Ce projet mélange le chant lyrique, en direct, de la célèbre soprano Neveen Allouba avec des pistes musiques électroniques, du chant choral, un orchestre de musique classique et des paysages sonores et visuels.

L’opéra explore les territoires de la révélation, la psychose, de la folie, de la mémoire, la fragilité et la puissance de l’esprit. Son écriture met en jeu un travail collaboratif entre un dramaturge et un psychiatre, ainsi qu’une écriture audiovisuelle retraçant la mémoire de la principale protagoniste, et musicale, traduisant en motifs ses symptômes, en utilisant les substrats de la psychose comme base de la dramaturgie.

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Réflexion sans gravité

Rencontre avec un artiste résidentUn lundi par mois

RENCONTRE AVEC UN ARTISTE RÉSIDENT

Tous les premiers lundis du mois à 19h

Ils ont carte blanche pendant 1 heure pour nous parler de leurs expériences, leur travail, leurs réflexions et leurs inspirations. Venez échanger avec eux !

Les lundis :

  • 3 octobre : Caroline Le Méhauté, plasticienne
  • 7 novembre : Ana Eulate, chorégraphe
  • 5 décembre : Christelle Harbonn, metteur en scène
  • 9 janvier 2012 : Colin Champsaur, plasticien
  • 6 février : Mathilde Monfreux, Projet TUBE, danse/cirque
  • 12 mars : Jeune Fille Orrible, création sonore
  • 2 avril  : Matthieu Hocquemiller, chorégraphe (projet TRIDANSE 2012) Matthieu Hocquemiller présentera son projet "Post Disaster dance people" avec notamment des ateliers de recherches ouverts sur les 3 périodes de résidence (3bisf, Vélo Théâtre et Citron Jaune).
  • 14 mai : Germana Civera (ANNULÉE)
  • 4 juin : Dominique Ghesquière ANNULÉE

Pour réserver cliquez ici

CAROLINE LE MÉHAUTÉ
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arts visuels

CAROLINE LE MÉHAUTÉRésidence annuelle de recherche

Atelier arts visuels à l’année
Les jeudis de 13h30 à 16h30
à partir du 29 septembre 2011

Atelier arts visuels à l’année

Les jeudis de 13h30 à 16h30
à partir du 29 septembre 2011

Objet-action

Comment donner à voir un objet en action ?
Il suffirait d’actionner, de déclencher, de déplacer, de porter, de pousser.
Action de soi, des autres. Envisageable, mais pas seulement.
L’intervention pourrait venir d’ailleurs. Un balancement, un frétillement, un glissement sur l’eau. Un déplacement, un vol, une valse dans le vent. Une évolution, une marche dans le temps... Action lente, directe, poétique ; que devient l’objet en action ? Reste t-il identique et fidèle à lui-même ou peut-on le concevoir comme un objet en évolution ?
Il semblerait que dans le mouvement il y ait quelque chose de l’ordre d’une transformation, d’un passage d’un état à un autre, incluant la perturbation et même l’accident.
Mais de quels objets parle-t-on ? Un objet existant tel un ready made ? Un objet crée de toute pièce, à qui l’on donnerait existence ? Il pourrait être outil, instrument, corps, matière, venu d’ici, venu d’ailleurs.

L’atelier proposé se déroulera en trois temps.
Nous débuterons notre réflexion sur la thématique de « l’objet-action » autour de discussions, prises de notes et croquis. Une présentation d’artistes ayant abordé le sujet viendra enrichir nos échanges.
De l’émergence de nos idées, nous envisagerons, dans un second temps, les possibilités de concrétisation plastique et les différentes techniques à mettre en oeuvre. Les réalisations pourront donner lieu à un travail d’assemblage et/ou de fabrication d’objets, sculptures ou installations.
Enfin, nous mettrons ces réalisations en action et en contexte sous différentes formes possibles : de la photographie, de la vidéo, de l’installation à la performance.

L’AUGUSTE THÉÂTRE
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théâtre

L’AUGUSTE THÉÂTREDIS-MOI... FILS

Création "Dis-moi... fils"
Répétition publique le 11 mai 2012 à 15h

L’Auguste Théâtre Création "Dis-moi... fils"

ATELIER THÉÂTRE
Regards des fils sur leurs mères
Les 24, 25, 27 avril de 10h à 12h

Dis-moi... fils
Répétition publique le 11 mai 2012 à 15h

Fantaisie-hommage tendre et acide.
Une voix : la mère qui murmure, questionne, suggère, supplie. Elle veut entendre nommer ce lien qu’elle rêve indestructible.
Eux, les trois comédiens, ce sont "les fils". Ils écoutent la voix, l’ignorent, la rejettent. Ils jouent à en perdre haleine. Et leur jeu est réponse, révolte, écho. Elle, la comédienne, fait résonner par sa présence, différentes figures maternelles.
Au fil des mots, des textes, des mises en jeu, leur pudeur se fissurera laissant entrevoir le violent et le tendre, le sensible et le dérisoire.
Ensemble, ils interrogent ce fil qui les unit et leurs réponses seront autant de ponts tissés entre l’intime et l’universel.
Tendre, drôle, léger, profond, ce spectacle raconte à chacun une part de son histoire.

écriture, mise en scène, Claire Massabo – assistanat, Brigitte Quittet - scénographie, Christian Geschvinderman – comédiens, Jean-Marc Fillet, Pascal Rozand, Nader Soufi, Sandra Trambouze

co-production : 3 bis f -Théâtre de Fos-sur-Mer - Partenariat : Théâtre Antoine Vitez - Communauté de communes de Cère et Rance-en-Châtaigneraie (Cantal)

crédit photo : Fabrice Quittet