Montrez moi quelque chose que je n’ai jamais vu
NATHALIE BEASSE
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danse

NATHALIE BEASSEwonderful world

Présentation d’une étape de travail

24 septembre à 15h

mise en scène/chorégraphie Nathalie Béasse
avec Etienne Fague, Karim Fatihi, Pep Garrigues, Erik Gerken, Stéphane Imbert
lumières Nathalie Gallard
créateur son Antoine Monzonis-Calvet

Présentation d’une étape de travail

24 septembre à 15h

mise en scène/chorégraphie Nathalie Béasse
avec Etienne Fague, Karim Fatihi, Pep Garrigues, Erik Gerken, Stéphane Imbert
lumières Nathalie Gallard
créateur son Antoine Monzonis-Calvet

« Un homme entre en courant, il vient de loin, il veut nous parler, il veut nous dire quelque chose, un autre homme entre en courant, comme une flèche, il traverse la pièce et passe à côté de nous, un autre homme entre en courant et s’accroche au mur, un autre homme est projeté au sol, le cinquième homme reste sur le seuil, il ne court pas... »

Ça pourrait être le début de l’histoire, ça commencerait comme un polar, dans un parking, une course-poursuite avec cinq hommes. Ils sont projetés à l’avant, très proches de nous, ils s’adressent à nous dans un temps présent, immédiat, dans une urgence...

Cette création est réalisée grâce au soutien en co-productions et aux accueils en résidence du centre national de danse contemporaine / théâtre le quai / NTA CDN à Angers, du lieu unique, scène nationale de Nantes / TU - Nantes, du Fanal, scène nationale de Saint-Nazaire, du 3bisf à Aix en Provence. La compagnie nathalie béasse est conventionnée par la Région des Pays de la Loire et reçoit le soutien du Ministère de la Culture et de la communication/DRAC des Pays de la Loire, du Département de Maine et Loire et de la Ville d’Angers.

Les premières de wonderful world sont prévues les 15 et 16 mars 2011 au lieu unique - scène nationale à Nantes.

Atelier "corps - paroles empêchés"

les 15 et 17 septembre de 10h à 12h

Nous commencerons par plusieurs rencontres, avec l’espace, avec l’autre puis avec l’objet.
Par des exercices ludiques, basés sur des fondamentaux de la danse et du théâtre, nous travaillerons sur la perception, sur le ressenti sensible du présent, sur l’observation du mouvement et de ce qu’il exprime. Après cette « mise en route », nous aborderons, par des improvisations dirigées, le thème de l’empêchement, et plus précisément l’idée qu’une personne vienne annoncer une nouvelle (ex : le messager) et que cette personne soit retenue par un corps, un objet...

COLLECTIF
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théâtremusique

COLLECTIF " FEMMES ET RÉSISTANCES"Une Opérette à Ravensbrück - Le Verfügbar aux Enfers

Résidence de création

Une Opérette à Ravensbrück - Le Verfügbar aux Enfers

Tragi-comédie en forme de Revue de Germaine Tillion

Résidence de création

Une Opérette à Ravensbrück - Le Verfügbar aux Enfers

Tragi-comédie en forme de Revue de Germaine Tillion

Rire pour survivre « ... nous pensons que la gaîté et l’humour constituent un climat intellectuel plus tonique que l’emphase larmoyante. » écrivait déjà Germaine Tillion lors de son entrée en Résistance en 1941. Cette ethnologue, militante anticolonialiste, décédée en 2008, a écrit cette œuvre clandestinement au camp de Ravensbrück où elle a été déportée de 1943 à 1945. Dans cette opérette, un groupe de Françaises, prisonnières pour faits de Résistance, va tenter de raconter, sous la forme d’une Revue grinçante, le quotidien de leur condition de déportées. Le thème de la revue est : la leçon d’histoire naturelle sur l’espèce Verfügbar (= disponible, corvéable à merci). Tout comme le texte, la mise en scène met constamment à distance l’univers du système concentrationnaire par l’emploi de l’autodérision, de l’ironie, de l’impertinence, du rire et du chant qui deviennent des armes de résistance contre l’entreprise de déshumanisation et d’extermination.

« Femmes et Résistances » est le fruit de la mutualisation des compagnies : Trafic d’Arts II, Nuits Blanches en Compagnie et Léda Atomica Musique.

Mise en scène Danielle STÉFAN
Dramaturgie Dominique CHEVÉ
Arrangements musicaux Alain AUBIN
Assistante à la mise en scène Hélène ARNAUD
Chorégraphe Anne-Marie CHOVELON
Scénographie Christian GESCHVINDERMANN
Costumes Virginie BRÉGER
Création Lumière Jean-Luc MARTINEZ
Comédiennes-Chanteuses-Musiciennes : Amandine BUIXEDA , Magali BRACONNOT, Marie-Ange JANNUCCILLO, Aurélie LOMBARD , Alice MORA, Elisabeth MOREAU, Henriette NHUNG PERTUS, Frédérique SOULOUMIAC, Murielle TOMAO

Co-production et soutiens :
Théâtre Gyptis (Marseille)
3 bis f (Aix-en-Provence)
Théâtre Comedia (Aubagne)
Théâtre Vitez (Aix-en-Provence)

La création du Verfügbar aux Enfers est prévue au théâtre Gyptis du 8 au 12 février 2011.

Atelier CHANT
1 et 8 Octobre de 10h à 13h, dans le cadre d’une répétition ouverte participative
Du 3 au 10 Décembre de 10h à 11h, échauffements vocaux

Les références musicales de l’opérette de Germaine Tillion sont très diverses, allant de la chanson scoute à l’opéra, en passant par la chanson populaire. Elle a réécrit les paroles de chansons que beaucoup connaissaient, et surtout qu’on pouvait reprendre en chœur facilement. C’est ce que nous proposons, en octobre, de venir reprendre en chœur ces chansons avec l’ensemble de la distribution. Nous choisirons dans la pièce les airs les plus simples à mémoriser rapidement. Cet échange nous permettra d’avoir une idée de la multitude des voix que Germaine Tillion imaginait, en écrivant sa pièce.
En décembre, outre la mémorisation des chants de la pièce, il y aura en début de séance, une mise en route technique (respiration, assouplissement, vocalises...).

L’AUGUSTE THEATRE
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théâtre

L’AUGUSTE THEATREL’arche part à 8 heures

Création 2010

L’arche part à 8 heures
adaptation par Claire Massabo du roman éponyme d’Ulrich Hub, traduit par Emmannuèle Sandron et paru chez Alice éditions.

Jeudi 4 novembre à 17h
Vendredi 5 novembre à 19h
Samedi 6 novembre à 15h

Création 2010

L’arche part à 8 heures
adaptation par Claire Massabo du roman éponyme d’Ulrich Hub, traduit par Emmannuèle Sandron et paru chez Alice éditions.

Jeudi 4 novembre à 17h
Vendredi 5 novembre à 19h
Samedi 6 novembre à 15h

Trois pingouins sur le blanc infini de la banquise s’ennuient...
Soudain un improbable papillon jaune...
Et puis une colombe...
Le déluge, et un passager clandestin...
Commence alors l’inénarrable voyage de l’arche
Et des trois compères, ponctués d’épisodes drolatiques
Et de discussion sur des thèmes universels.

Mise en scène Claire Massabo
Avec Franck Libert, Nader Soufi, Sophie Szoniecky, Sandra Trambouze
Musique Eva Jacobi
Costumes Karine Holstrom
Décors / Lumières Eric Rolland

Spectacle présenté dans le cadre du Festival Mômaix 2010 de la Ville d’Aix-en-Provence

COMPAGNIE LEA P.NING
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théâtredanse

COMPAGNIE LEA P.NINGEspiral

Direction artistique, mise en scène et interpretation Viviana Moin, Arnaud Saury, Laure Mathis - Création lumières, Alexandre Lebrun - Licorne et accessoires, Gustavo Kortsarz

Création 2010

Espiral

Direction artistique, mise en scène et interpretation Viviana Moin, Arnaud Saury, Laure Mathis - Création lumières, Alexandre Lebrun - Licorne et accessoires, Gustavo Kortsarz

Espiral, c’est aussi une fratrie qui ne réunit pas moins de trois « non-spécialistes » qui chantent, mais ne sont pas chanteurs, qui dansent mais ne sont pas danseurs, qui veulent dire des choses mais ne savent encore rien du thème choisi. Ce lieu de fragile ignorance part d’une impulsion qui doit plus au désir et au besoin de dire (et peu importe quoi) qu’à la maîtrise d’une technique et à l’apparente nécessité de dire une chose précise.

Il s’agit d’une troupe anti-héroïque puisque les interprètes une fois sur scène, ne sont ni au-dessus des spectateurs, ni là pour donner des leçons ou pour être admirés, ou encore exposer au grand jour le prototype d’un homme amélioré.

Espiral s’ouvre sur un colloque de marionnettes. Quelques jouets que nous n’avons jamais voulu jeter, des poupées chauves, des ours en peluches borgnes élimés jusqu’à l’os, brandissent une pétition bien étrange alors que des girafes travaillent discrètement en coulisses sur le solo de Pina Bausch dans Café Muller.

26 novembre à 21h et 27 novembre à 19h
Dans le cadre du festival DANSEM 2010 Réservations et renseignements sur www.dansem.org - tarifs : 8€ et 12 €

Une coproduction : Léa P. Ning, 3 bis f d’Aix-en-Provence, CDC Paris Réseau. Avec le soutien de la DRAC Ile de France, de la Mairie de Paris, de l’Adami, de l’Onda. Résidence de création : Micadanses, l’Etoile du Nord, le 3 bis f et la Ménagerie de Verre dans le cadre des Studiolabs. Merci au Théâtre de Vanves, Pascal Queneau, Catherine Meneret, Sarah Chaumette, Chiara Gallerani et à la Fondation Mathieu Ma Fille

Répétition générale
24 novembre à 15h

Atelier

A chacun sa spirale
10, 15, 17 novembre de 14h à 16h

Création et réalisation de spectacles sous une forme brève, comme des courts métrages, des performances de différentes natures. A partir d’une écriture personnelle, vous chanterez sans être chanteur, danserez sans être danseur, parlerez sans maîtriser le langage... Des danses extraordinaires... des gens ordinaires (ou l’inverse !)...

Cette fragile ignorance sera assumée honnêtement et sincèrement. Une impulsion qui devra plus au désir de faire et au besoin de dire (peu importe quoi), qu’à la maîtrise d’une technique et à l’apparente nécessité de faire et de dire une chose précise. Ce sera la ligne de recherche et de travail. Car ne vous imaginez surtout pas que cela n’en demande aucun !

La surprise vient de la découverte de ce que recèle des corps banals (rassurez vous les nôtres le sont aussi). Faire apparaître le surprenant dans ce qu’on croit connaître par coeur

MAYA SCHWEIZER
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arts visuels

MAYA SCHWEIZERSi je me rendormais encore un peu pour oublier toutes ces bêtises.

Exposition
Du 25 novembre au 16 décembre
Vernissage le 25 novembre à 18h30
Dessins, photos, vidéos
En partenariat avec Centre d’Art Westfälischer Kunstverein Munster - Allemagne

Résidence de création

Exposition
Du 25 novembre au 16 décembre
Vernissage le 25 novembre à 18h30
Dessins, photos, vidéos
En partenariat avec Centre d’Art Westfälischer Kunstverein Munster - Allemagne

Si je me rendormais encore un peu pour oublier toutes ces bêtises.

Maya Schweizer présente au 3 bis f un travail de dessins, broderies et photographies. Avant de venir en résidence, elle s’est documentée sur la thématique de l’enfermement et l’histoire des femmes internées. Elle a consulté le livre concernant la Collection Prinzhorn et plus particulièrement le catalogue de l’exposition : « Irre ist Weiblich » : la folie est féminine. Cette exposition présentait des objets réalisés par les femmes durant leur internement : vestes brodées, draps et housse de couette sur lesquels elles ont brodé leurs histoires, comme sur les seuls espaces personnels à leur disposition. De là est née l’idée d’exposition sous la forme d’une collection, d’une récolte d’objets détournés, d’une fiction du lieu.

Enfin une fois dans le lieu, c’est le thème de l’enfermement tel qu’il est présent dans la Métamorphose de Kafka, qui l’a guidé. Elle a alors développé l’absurdité d’une situation. Le titre de l’exposition reprend une phrase de ce texte : Si je me rendormais encore un peu pour oublier toutes ces bêtises. Elle a gardé cette idée qu’on pourrait effacer la réalité à l’aide du sommeil.

A partir de ces recherches, de ces images préalables, elle a entamé une réflexion et un travail in situ durant une résidence de deux mois. Ce travail met en scène ce qu’on imagine trouver dans un lieu, ce qu’on y trouve en réalité.

En parallèle à ce travail, elle a proposé un atelier à tout public, à partir de la perception, croisant des points de vue différents, permettant d’élaborer visuellement le lieu. Voir et reprendre, redessiner de mémoire, restituer. Ce travail d’atelier a permis de valider une manière de travailler et de regarder ce lieu.

La force du lieu nécessite une attention particulière, une attente qui nous met en suspend, et c’est ce mouvement qui nous entraîne vers la fiction.
Nous opérons un déplacement et nous trouvons en dehors du quotidien, dans une situation qui confère à l’absurde. La réalité du lieu sur lequel nous avons porté intensément notre regard et notre intention fait apparaître un côté « exotique », poétique, pourtant familier, normal (pas tout à fait le même et pas tout à fait un autre). Et cette réalité transformée par la fiction devient en quelque sorte notre réalité quotidienne. Ailleurs n’est pas peut-être plus normal qu’ici. Nous n’arrivons pas vraiment à trancher, nous sommes ici réellement mais en fait dans une fiction etc. Nous sommes entre les deux.
Nous avons à nous défaire de nos clichés ou en rire, nous détacher de nos savoirs faire, arrêter d’essayer de comprendre les images. Voir avec humour ce qui se présente à nous.

Maya Schweizer c’est l’artiste/chercheur, qui trouve des éléments, les met en scène, tente une interaction et une interprétation, mais sans avoir décidé de ce qui est le plus important, ce qui est le point de départ. Cela donne une impression générale dans laquelle nous tentons de faire vivre les images que nous avions construites au préalable.

Ces diverses impressions que nous déplaçons avec nous dans le lieu rencontrent dès l’entrée de l’exposition des photographies, une série de tiroirs de femme, dans lesquels colifichets, lunettes de luxe et souvenirs divers se côtoient et s’emmêlent dans un désordre d’usage, tiroirs ouverts et fermés quotidiennement. C’est en fait le même tiroir, qui semble photographié à des moments différents sans que nous puissions dire combien de minutes, de jours ou d’années, se sont déroulés entre ces prises de vue. Il s’agit en fait d’une référence cinématographique, une succession d’images zoomées.

C’est ensuite une photo d’un livre d’art, sur lequel à droite est reproduit un tableau de Goya, peintre espagnol du 19es, les vieilles et sur la page de gauche une femme vêtue de blanc, courbée et en attente. Les vieilles portent un livre où est écrit “Que tal ?“ qui signifie comment allez vous. Les vieilles sont parées, maquillées outrageusement, pratiquement momifiées dans leurs atours. Elles sont vaniteuses et hors du temps.
Ces photos sont plutôt du registre de l’input, c’est-à-dire qu’elles apportent avec elles des indications extérieures, des informations supplémentaires à la lisibilité de l’exposition. Elles nous invitent à débuter un cheminement dans l’exposition, à jouer avec le temps.
Elles indiquent un point de vue extérieur et par conséquent une nécessité de se positionner, de se situer face à ce qu’on voit, dans ce lieu.
Ce que nous voyons de manière générale est le fruit d’un long cheminement, d’une culture d’apprentissage, de lectures de textes et d’images, d’utilisation (apprentissage et usage) de notre regard sur les choses, les événements, les personnes...

Marie-Louise Botella
Novembre 2010

Atelier : Faire clichés
Atelier dessin, photo, vidéo
18 octobre, 4, 5, 12 et 18 novembre de 10h à 12h et de 13h30 à 15h30
Avons-nous une vue "objective" du réel ?
Comment voit-on ce qu’on voit ?
Il s’agira de rendre compte de ces questionnements à partir d’un travail de dessin, de photographie ou de vidéo.

Pour plus de renseignements sur le travail de Maya Schweizer : http://www.mayaschweizer.com/

MARINE RICHARD
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écriture

MARINE RICHARDArthur Matériau/Matière en forme de monde

Résidence d’ écriture

LECTURE ARTHUR MATÉRIAU

LE JEUDI 9 JUIN 2011 À 19H
entrée libre

CREATION : ARTHUR MATERIAU

Résidence d’ écriture

LECTURE ARTHUR MATÉRIAU

LE JEUDI 9 JUIN 2011 À 19H
entrée libre

CREATION : ARTHUR MATERIAU

Ce texte sera le prolongement d’Arthur, tu t’appelleras Arthur, mon fils, texte écrit entre 2007 et 2008 et qui a reçu l’aide à l’écriture et au montage du Centre national du théâtre.
Dans Arthur, tu t’appelleras Arthur, Médée était une jeune femme sans-papiers. Elle vivait dans une banlieue française avec Jason (prononcer Jaisone). Écrasée par le poids de la situation insoluble que l’on connaît à travers la pièce d’Euripide - à savoir que Jason l’abandonne par opportunisme -, elle s’échappait de ce que nous considérons comme la réalité, pour se réfugier dans sa relation avec son fils Arthur, au sein d’un univers où les histoires et les mythes qui nous traversent nous meuvent au point de déterminer la trajectoire de nos vies. Arthur matériau développera cette mythologie recomposée à laquelle je travaille depuis plusieurs années. Mais cette fois du point de vue du fils. Ce texte puisera dans la langue riche des états limites que nous considérons comme étant « la folie », pour tenter de mettre en œuvre le vocabulaire d’un personnage qui, lui-même, n’est pas sûr de sa propre existence. Arthur, un personnage inventé par Médée. Tellement transparent qu’il n’apparaît qu’en tant que prolongement de sa mère, en tant qu’outil, ou matériau de sa folie. Cet Arthur, que j’imagine maintenant adulte, aura-il quelque chose à nous dire ?

Marine Richard sera en résidence d’écriture tous les mardis entre novembre 2010 en février 2011.

Chaque mardi de 16h45 à 17h, elle présente le résultat de son travail de la journée.

Lecture les mardis : 9, 16, 23, 30 novembre - 7, 14 décembre - 4, 11, 18, 25 janvier - 1er, 8, 15 février(les deux dernières lectures sont annulées).

avec le soutien de Culturesfrance

ATELIER Matière en forme de monde

lundis 8, 15, 22, 29 novembre, 6, 13 décembre, 3, 10, 17, 24, 31 janvier et 7, 14(annulé) février. De 10h à 12h

Un atelier par semaine. Pendant treize semaines. On aura le temps. On prendra des notes. Des tonnes de notes. On observera tout bien comme il faut le monde autour et le monde en nous. Pour s’aider, on ira puiser dans les mythes, dans les clichés, dans les archétypes et on les adaptera à nos besoins. On restera très prosaïques. On écrira comme on parle, pour parler de ce qui nous travaille, de ce qui nous écrit. Ça deviendra notre Matière. Et puis dedans, on taillera des formes. On laissera tomber les pelures d’oignons scories, les arbres qui cachent les forêts intimes. On cisèlera les petits joyaux qui résonnent. On sortira des sillons. Ça sera un peu du bricolage. Des sortes de cabanes à mondes intérieurs qu’on fabriquera. On se demandera qu’est-ce qui se partage, qu’est-ce qui pas ? de ces tas de mots qu’on aura accumulés. On cherchera comment lire nos notes aux autres. Et on les leur lira. On en pensera tous quelque chose mais on ne le dira peut-être pas. Comme on aura le temps, on verra quelque chose se dessiner, au fil des ateliers. Quelque chose de singulier et de commun. Et on verra bien alors ce qu’on en fera.

COMPAGNIE INESPERADA
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danse

COMPAGNIE INESPERADASplendeur #02, lieu d’apparitions

Résidence chorégraphique
Atelier Le voyage du corps

Spectacle
Splendeur #02, lieu d’apparitions

Résidence chorégraphique

Atelier Le voyage du corps

Les jeudis 13 et 27 janvier, 3 et 10 février, 19 mai, 9 juin de 14h à 16h « Je pratique la danse comme la performance, la plus vieille et la plus versatile des formes d’expression. En effet, la mise en jeu du corps se vérifie dans toutes les cultures et dans toutes les périodes de l’Histoire de l’Humanité ; depuis la préhistoire jusqu’à nos jours. La danse est par excellence un art vivant et éphémère ; une performance qui consiste à présenter une oeuvre en train de se faire, à exprimer entre autres et aussi un processus de dématérialisation de l’objet au bénéfice d’une “action de l’art”.

Le voyage du corps - l’expérience avant tout, sera une traversée des fondamentaux : la perception de soi dans l’espace du dedans, sa porosité et sa présence, son mouvement dans l’espace du dehors et avec les autres, de ce qui nous ressemble, des pouvoirs de l’imagination. »

Spectacle

Splendeur #02, lieu d’apparitions

Vendredi 1er avril à 21h et samedi 2 avril à 19h
Installation performance

Conception : Germana Civera
Artistes associés : Didier Aschour, Roberto Fratini, Frédéric Nauczyciel, Alice Normand
Lumières : Yannick Delval
Régie générale : Rémi Jabveneau

La pièce est conçue comme une traversée : l’expérience d’un événement : celui de l’apparition, l’expérience d’une action : celle de « regarder ».

Ainsi, l’action de « regarder » est proposée en tant qu’action physique dans laquelle, à tout moment, la perception de l’apparition peut se produire, dans un espace dé-réalisé, toujours fluctuant, interchangeable, en dehors de tout repère habituel.
L’apparition se produit comme déploiement, émergence, fulgurance, éclat, révélation, reflet, éblouissement ou effleurement. Au cœur de cette performance, chaque spectateur construit sa propre trame, sa propre performance.

Après Les Intermittences du Coeur (janvier 2010 - Institut Français de Barcelone) puis Splendeur Inespérée (juin 2010 - Festival Montpellier Danse), voici SPLENDEUR #02, lieu d’apparitions, dernier volet de la recherche menée autour de l’expérience de l’apparition.

Production Inesperada - Co- productions : 3 bis f - CDC Toulouse Midi-Pyrénées. - Inesperada reçoit le soutien du Conseil Régional Languedoc Roussillon, de la Ville de Montpellier, du Conseil Général de l’Hérault.

INOUÏ PRODUCTIONS
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INOUÏ PRODUCTIONSL’art résiste au temps

Résidence de création
L’art résiste au temps
d’après « la stratégie du choc » de Naomi Klein
Un projet pas seulement musical

Résidence de création
L’art résiste au temps
d’après « la stratégie du choc » de Naomi Klein
Un projet pas seulement musical

Agnès Régolo, perturbations théâtrales - Suzanne Stern, perturbations plastiques et visuelles - Matthias Youchenko, perturbations philosophiques - Gilles Laval, guitare - Franck Testut, basse - Guigou Chenevier, conception et percussions Emmanuel Gilot, perturbations sonores - Karine Hahn, harpe électrique - Fred Giuliani, samplers - Serge Innocent, percussions

Un travail va être réalisé chaque jour par l’équipe sur le mot du jour ou l’objet du jour, ou la pensée du jour. Chaque proposition de réflexion et travail ayant bien sûr un lien plus ou moins direct avec notre sujet. A savoir l’art, le temps, la résistance. Ensuite, notre équipe travaillera en interne (et en sous groupes) ce qui aura commencé à être développé le matin, puis, chaque jour vers 17h, nous en proposerons une petite présentation/restitution publique. En fin de résidence, nous proposerons une présentation publique de tout ce qui aura été concocté.
Coproduction Scène Nationale de Vandoeuvre les Nancy, Centre Chorégraphique Maguy Marin à Rillieux la Pape, 3 bis f

Dernier jour, présentation de l’ensemble des travaux L’art résiste au temps

10 février à 21h (entrée libre sur réservations)
Il ne s’agira pas de la présentation d’un spectacle fini, mais d’un état des lieux de notre réflexion.

Rendez-vous du matin Répétition, accélération...

28 janvier et 1er, 2, 4, 8, 9(annulé) février de 10h à 12h

Atelier ouvert à tous afin de réfléchir et de travailler ensemble à la proposition du jour en lien avec les trois thématiques de notre projet, à savoir : l’art, le temps, la résistance. Discussions ouvertes, enregistrements, exercices d’écritures, improvisations sonores et/ou plastiques.

Répétitions publiques L’art résiste au temps

28, 31 janvier et 2, 4, 7, 9(annulé) février à 17h
L’équipe rend compte de l’avancée des travaux de la journée

ENSEMBLE TELEMAQUE
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théâtremusique

ENSEMBLE TELEMAQUEPierrot Lunaire

Résidence de création

Répétitions publiques Pierrot Lunaire 18 février à 15h

24 et 25 février à 14h30 - répétitions suivies de discussions

Opéra d’Arnold Schoenberg, 1912 (musique atonale)
pour soprano, flûte, clarinette, piano, violon et violoncelle

Résidence de création

Répétitions publiques Pierrot Lunaire 18 février à 15h

24 et 25 février à 14h30 - répétitions suivies de discussions

Opéra d’Arnold Schoenberg, 1912 (musique atonale)
pour soprano, flûte, clarinette, piano, violon et violoncelle

Direction, Raoul Lay - mise en scène, Renaud Marie Leblanc Ecriture, Suzanne Joubert (sous réserve) - Soprano, Brigitte Peyré - flûtes, Charlotte Campana - clarinettes, Linda Amrani piano, Hubert Reynouard - violon et alto, Jean-Christophe Selmi violoncelle, Guillaume Rabier Œuvre inquiétante, œuvre phare, œuvre pivot, œuvre avant-gardiste, œuvre injouable, œuvre inécoutable...voilà quelques-uns des mots qui viennent à l’esprit d’un metteur en scène quand on lui parle du Pierrot Lunaire de Schoenberg.

L’œuvre qui se découpe en trois cycles de sept poèmes met en scène le personnage de Pierrot : fantasmes amoureux, sexuels et religieux dans la première partie ; monde cauchemardesque et blasphématoire dans la seconde ; nostalgie d’un passé dans la troisième. Tout cela au travers d’une poésie allemande symbolique. En bref, l’esprit du cabaret berlinois, où dans un climat d’effondrement progressif social et politique, le cabaret devient symbole cathartique d’une souffrance humaine grandissante.
Chef d’orchestre, musiciens, chanteuse et metteur en scène, se déchirant sur les choix interprétatifs, recréeront sous nos yeux la folie de cette musique singulière.
coproduction : 3bisf, Scène Nationale de Cavaillon

Ateliers/questionnements/ouvertures du travail
Chantier Pierrot

Travail respiration et voix 16 février de 14h à 16h
Brigitte Peyré vous propose un atelier d’expérimentation de l’instrument vocal dans la musique contemporaine, à travers une découverte personnelle et sensible. Dans un premier temps vous travaillerez sur l’aspect organique, corporel du chant : trouver le souffle et la voix dans son corps. Ces exercices vous amèneront à découvrir ensuite la spécificité de la voix dans le répertoire contemporain. Atelier ouvert à tous, aucun niveau de chant n’est nécessaire.

Travail du jeu d’acteur
avec le metteur en scène Renaud-Marie Leblanc

23 février de 14h à 16h
Mise en oralité de textes poétiques à partir du livret de Pierrot Lunaire

LES GENS D’UTERPAN
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arts visuels

LES GENS D’UTERPAN %

Résidence de recherche

Deux Ouvertures publiques % au 3 bis f - Une application du processus relaction 21 février à 15h ET à 19h

Marie Voignier, artiste vidéo - Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d’Uterpan), chorégraphes - Sophie Demeyer, danseuse

Résidence de recherche

Deux Ouvertures publiques % au 3 bis f - Une application du processus relaction 21 février à 15h ET à 19h

Marie Voignier, artiste vidéo - Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d’Uterpan), chorégraphes - Sophie Demeyer, danseuse

En avril 2009 au Confort Moderne à Poitiers, Annie Vigier et Franck Apertet ont mis en place un fonctionnement intitulé %, disposant recherche et création comme résultant d’un rapport de confrontation entre la compagnie et des artistes de champs différents. Cette mise en rapport directe de deux travaux, de deux recherches distinctes, amenés à cohabiter pendant le temps d’une résidence courte et à s’ouvrir au public selon des modalités à définir à chaque fois. % n’est pas un work in progress : il engage l’artiste, les formes et les contenus à exhiber sans délais leurs procédés pour produire de nouvelles zones d’affrontement. Les gens d’Uterpan ont proposé à Marie Voignier, artiste vidéo une confrontation au 3 bis f.
Coproduction : 3 bis f - L’association les gens d’Uterpan - CAC Brétigny

La compagnie est en résidence au CAC Brétigny depuis Septembre 2008, est soutenue par le Département de l’Essonne et le CAC Bretigny, équipement de la Communauté d’agglomération du Val d’Orge.

Ateliers Visites 1

11, 15 février 10h à 12h
Annie Vigier, Franck Apertet, Sophie Demeyer
Ces ateliers consisteront à confronter ce qui serait de l’ordre de la normalité et/ou de l’anormalité en invitant chaque participant à répondre à une même consigne et à en assumer les applications respectives. Ces ateliers cherchent à dépasser un dedans et un dehors de l’hôpital en utilisant chaque réaction individuelle comme un influx créatif et cohérent du groupe.

Visites 2

18 février 10h à 12h
Marie Voignier
Films et discussion
Un parcours à travers des vidéos, des extraits, un collage ponctué d’échanges.
A partir de thématiques telles que l’exploration, le monologue, le hors champ...

EX-NIHILO
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danse

EX-NIHILO Apparemment, ce qui ne se voit pas [2009-2012]

Résidence de création - Tridanse

Apparemment, ce qui ne se voit pas [2009-2012]

Résidence du 14 au 18 mars
Anne Le Batard, Jean Antoine Bigot, Martine Derain, Corinne Pontana, Rolando Rocha, Satya Roosens, Pascal Ferrari

Résidence de création - Tridanse

Apparemment, ce qui ne se voit pas [2009-2012]

Résidence du 14 au 18 mars
Anne Le Batard, Jean Antoine Bigot, Martine Derain, Corinne Pontana, Rolando Rocha, Satya Roosens, Pascal Ferrari

C’est une création où danse et images se partagent la scène. Elle explore les rapports multiples de l’individu à la ville et aux autres, du corps dansant à l’architecture. Elle se construit au travers d’un programme de résidences en Europe et au Maghreb, initié en 2009.

“Au cours de nos voyages, nous cherchons des lieux éloignés du regard, des espaces périphériques, comme décentrés, avec ces questions : comment lier à nouveau l’individu et la ville ? l’un et les autres ? le proche et le lointain, qu’est-ce qui fait la singularité d’une ville ? que dit-elle des autres villes ? qu’est-ce qui est leur « commun » ?“

Danse, images de danse et de ville, son, photographies - collectés à Séoul, Marseille, Copenhague, Casablanca ou Tunis - seront les matières de cette pièce.
Cet accueil en résidence se fait au 3 bis f dans le cadre du dispositif Tridanse (5ème session), développé en synergie par le Citron jaune d’Ilotopie à Port Saint Louis du Rhône, le Vélo Théâtre à Apt, le 3 bis f à Aix et la Tannerie à Barjols. Le public est invité à suivre le processus de création lors de rendez-vous dans ces différents lieux.

La création aura lieu en 2012 dans un lieu encore à déterminer.
Coproduction : Ballet National de Marseille ; Copenhague International Theatre/Metropolis Festival (Danemark) ; Ateliers Frappaz ; CCN du Val-de-Marne ; Tridanse ; Institut Français de Coopération de Tunis ; Fondation Beaumarchais/SACD.
Partenaires : La Source du Lion, Casa Mémoire, association Commune et AR2D-Meryem Jazouli à Casablanca ; Musaq à Tunis

Ateliers Trainings du matin

14 au 18 mars de 10h à 12h
La compagnie Ex Nihilo propos les trainings du matin ouverts à tous. Nous vous emmènerons dans notre danse, notre mouvement.

Atelier Tous les lieux possibles

14 au 18 mars l’après-midi
Emmenez-nous ! Faites-nous découvrir vos chemins, voir avec vos yeux, partons en balade dans l’hôpital ! Nous pourrons filmer, photographier, enregistrer les sons des lieux, votre voix...Les rendez-vous avec l’un ou l’autre des membres de la compagnie se prendront chaque matin, après le training.

Compagnie Pile Poil
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théâtre

Compagnie Pile Poil La tentation d’exister

Résidence de création
Spectacle La tentation d’exister

13 mai à 21h et 14 mai à 19h
Mise en scène Christian Mazzuchini
d’après Christophe Tarkos, avec Christian Mazzuchini

Résidence de création

Spectacle La tentation d’exister

13 mai à 21h et 14 mai à 19h
Mise en scène Christian Mazzuchini
d’après Christophe Tarkos, avec Christian Mazzuchini
Il y a trois ans de cela, au soir de la première de « Jésus de Marseille » de Serge Valletti, au Théâtre des Salins à Martigues, une jeune femme est venue me voir après le spectacle et m’a tendu un livre et un CD avec ces mots : « Tiens c’est un cadeau, il faut que tu montes ça, c’est fait pour toi. »

Je bénis encore ce geste depuis. Le « ça » dont elle parlait n’était autre qu’ « Anachronisme » de Christophe Tarkos, et un CD de lecture et d’impros de l’auteur lui-même.
Je n’avais jamais entendu parler de Christophe Tarkos. Sa poésie s’inscrit dans le projet général de vivifier et défendre la langue française.
Je ne cacherai pas que ses textes me hantent depuis, qu’ils m’accompagnent, et j’ai hâte de les proposer sur scène dans une forme simple et radicale sous le titre de : La tentation d’exister , car ça me paraît correspondre au plus près de ce qu’il a dû endurer et braver tout au long de sa maladie. C’est donc cette Tentation que je vous propose de partager. C Mazzuchini 2010.
Coproduction, partenariat 3 bis f, Théâtre des Bernardines, Marseille

Répétitions publiques ouvertes La tentation d’exister

4, 5, 11, 12 mai de 14h30 à 16h30

La Tentation d’Exister

C’est sous ce titre d’emprunt à un bouquin de Cioran, (que je n’ai jamais réussi à lire jusqu’à son terme- mais dont j’ai beaucoup lu le titre) qu’apparaissent les textes de Christophe Tarkos, qui se définit lui-même ainsi : Je suis né en 1963. Je n’existe pas. Je fabrique des poèmes. 1- Je suis lent, d’une grande lenteur. 2- Invalide, en invalidité. 3- Séjours réguliers en hôpitaux psychiatriques depuis dix ans. « Je suis un poète qui défend la langue française contre sa dégénérescence, je suis un poète qui sauve sa langue, en la faisant travailler, en la faisant vivre, en la faisant bouger. »

Christophe Tarkos est mort le 29 novembre 2004.
Sa poésie est acte de déconstruction périlleux qui tente d’aboutir à la libération d’une langue perçue comme aliénée au risque de l’incompréhension et du mutisme.
Formidable performer en tant qu’improvisateur génial de sa poésie, il participe au renouvellement de la poésie en France en multipliant les interventions publiques.
Si le sentiment de « nouveau » s’impose, c’est avec la force de l’évidence.
Mais rien ne rend raison de cette évidence. Car si sensation il y a d’un phénomène neuf, c’est précisément parce qu’il rend obsolètes les codes de lectures anciens.
Le travail formel de Tarkos propose un effort de concrétisation de ce qu’il appelle la « Patmo » (une substance de mots englués).

Les textes de tarkos donnent souvent la sensation du second degré, de la citation, de l’emprunt, son style est souvent parodique : il mime le genre « manifeste », la narration épico-biblique, un certain angélisme « new-age », l’énoncé philosophique, l’affirmation publicitaire, etc...

« La Tentation d’Exister » est une première approche de l’œuvre remarquable de Christophe Tarkos qui ne commence à écrire « à plein temps » qu’à partir de 1990.
Cependant il faudra plusieurs années, et plusieurs volumes seront nécessaires pour rééditer l’ensemble de son œuvre complète et faire connaitre au public l’étendue de ses activités.

Sous l’appellation K.Mazzu, des bribes, des pensées, des lambeaux de phrases consignés depuis des années dans un petit carnet, (dont les provenances et les propriétés sont plus qu’incertaines en plus d’être lointaines) viendront se placer en contre-point de la prolixité Takosienne. L’utilisation à cet effet de la langue Romani Cib, la langue Rom (Tzigane), « ma langue de cœur » est un clin d’œil à son texte, « ma langue est poétique » et vient également à ce propos souligner en écho, l’état poétique d’un peuple qui ne réclame avant toute autre chose, que le simple accès au statut d’être humain.
Le libertaire Christophe Tarkos, poète de sa nation, poète de sa langue comme il le disait, n’appartient pas aux lyriques, à la poésie traditionnelle.
Il élabore la poésie faciale dite aussi « poésie de merde », c’est-à-dire qui ne fait pas, (dans le sens : ne refait pas), où l’on entend une poésie qui ne la ramène pas (contre la pose poétique inspirée, ses profondeurs sensibles, ses vertiges métaphysiques ou son pathos pulsionnel) et une poésie qui ne trompe pas son monde : qui fait ce qu’elle dit et dit ce qu’elle fait, exactement étalé sous nos yeux.

« La Tentation d’Exister » dans sa radicale simplicité (un siège, un cercle de lumière, un acteur, une scène intemporelle), va tenter avec la poésie de Tarkos de renouer avec la vie, plutôt que de s’en séparer. Ici pas de performance, mais un plaisir du partage avec une poésie qui tente elle aussi de s’incarner dans l’histoire.

Bien sûr ceci n’est qu’une organisation verbale quelconque.
Rendez-vous, donc, à l’évidence.

Marilyne Le Minoux et Jean Pierre Chupin, mes complices de toujours seront également du voyage, dans cet accompagnement artistique, que je pourrais également qualifier avec amusement, d’accompagnement thérapeutique.

Christian Mazzuchini

CUBE ASSOCIATION
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théâtredanse

CUBE ASSOCIATION La semeuse

Spectacle

La semeuse

15 avril à 21h et 16 avril à 19h
d’après le texte de Fabrice Melquiot
Conception et interprétation, Céline Romand et Christian Ubl costumes, Virginie Corfa et Christian Ubl - espace sonore, Fabrice Cattalano - scénographie, Caroline Cordier
Lumières, Jean-Bastien Nehr - espace vidéo, Fabienne Gras

Spectacle

La semeuse

15 avril à 21h et 16 avril à 19h
d’après le texte de Fabrice Melquiot
Conception et interprétation, Céline Romand et Christian Ubl costumes, Virginie Corfa et Christian Ubl - espace sonore, Fabrice Cattalano - scénographie, Caroline Cordier
Lumières, Jean-Bastien Nehr - espace vidéo, Fabienne Gras

A partir d’un texte de Fabrice Melquiot qui nous parle de la séparation amoureuse, Christian Ubl et Céline Romand dansent le roman photo d’une relation amoureuse dépouillée à n’être plus que le désir. La femme est réduite à l’état de mannequin, au sens propre, face à un homme nu sous sa peau de plastique. Tandis que parle la danseuse-comédienne, le danseur illustre ce texte de signes arbitraires : projections de jambes et de bras, chutes, sauts, au son de « Ti Amo ».

L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.
Co- production : 3 bis f - La Tannerie à Barjols, CDC Danse à Lille, accueil studio - Studio Kelemenis à Marseille Question de Danse 2010
Avec le soutien de la DRAC-Paca

Ouverture publique La semeuse

21 janvier à 15h et 8 avril à 15h
Un échange informel pourra se produire entre l’équipe et les visiteurs intéressés qui passeront dans la salle de spectacle pour observer le processus de création.

Atelier
Ateliers danse et écriture

19, 26 janvier de 10h à 11h30, le 6 avril de 10h à 12h
Céline Romand et Christian Ubl, imaginent un travail qui lie le corps et le texte dans l’expression scénique. Le public de ces ateliers sera multiple, et sans formation préalable. Une étude précise sur l’œuvre La Semeuse est possible à partir des thèmes de la séparation, l’amour fou, être en couple, être seul, le poème d’amour...
Comment appréhender ensemble la construction du personnage pour le théâtre, la construction d’une gestuelle chorégraphique pour la danse, et comment la danse peut influencer le théâtre et réciproquement ? Les différentes séances de travail seront construites autour de l’improvisation afin d’aboutir à une écriture scénique. Vos meilleurs citations et lettres d’amour sont attendus !

VIDEO-CORPS
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arts visuelsConférence

VIDEO-CORPSK. JOREIGE et J. HADJITHOMAS

Projection vidéos 23 mai au 27 mai de 13h à 17h
Conférence le jeudi 26 mai à 19h par Sylvie Coëllier
Entrée libre

Projection vidéos 23 mai au 27 mai de 13h à 17h
Conférence le jeudi 26 mai à 19h par Sylvie Coëllier
Entrée libre

Rondes (Barmeh), 2002 Copie DVD 7’ - sous-titres français

Cendres, 2003 Copie DVD 26’ - sous-titres français

Khiam, 2000 -2007 Première partie Copie DVD 50’ environ - sous-titres français

Khiam, 2000 -2007 - deuxième partie Copie DVD 50’ environ - sous-titres français

Commissariat : Marie-Louise Botella

Courtesy In Situ/ Fabienne Leclerc Paris, pour toutes les vidéos
Remerciements aux artistes

Joana Hadjithomas & Khalil Joreige
Joana Hadjithomas et Khalil Joreige travaillent conjointement en tant que cinéastes et photographes depuis la fin des années 1990, entre Paris et Beyrouth, où ils sont nés en 1969, les artistes proposent leur regard critique sur l’histoire récente du Liban, en particulier ses guerres civiles engendrant des destructions et des disparitions. A partir d’archives documentaires publiques ou personnelles qu’ils se réapproprient, ils produisent de nouvelles images et construisent des récits mêlant fiction et faits d’actualité, loin des clichés spectaculaires des conflits armés. à la fois en tant que plasticiens et cinéastes. Ils mettent en avant la figure du héros produite par la guerre sous différentes formes (martyr, victime, prisonnier).

Leurs films ont un caractère très intime, très personnel. En même temps, les thèmes abordés sont des thèmes qui concernent la société. Khalil Joreige et Joana Hadjithomas : disent venir de quelque part et espérer que ce qui les touche, touche aussi d’autres personnes.
Ce sont souvent des problèmes qui sont liés à leur être-au-monde et surtout leur être-au-Liban. Par exemple, dans Cendres, la question dit Joana Hadjithomas est que « je ne peux pas choisir ma mort, je ne peux pas être incinérée si je le veux, parce que des lois nous en empêchent. Nous sommes donc naturellement rejoints par la société. Souvent, Khalil et moi partons d’une chose qui nous révolte et cela finit par s’intégrer dans une histoire. Ce qui agite quelque part tout notre cinéma c’est le rapport d’un individu avec un groupe avec lequel il ne veut pas rompre, mais au sein duquel il veut pouvoir trouver sa place tout en restant soi-même, tout en vivant pour lui. »

Le 3 bis f poursuit les cycles de projections de vidéos d’artistes qui travaillent la représentation du corps, en révèlent d’autres dimensions, sa condition, son espace intérieur, son étrangeté et son rapport sensible au quotidien, au monde et aux autres. L’art vidéo permet-il d’appréhender l’extension de l’image dans l’espace ? On observera sa capacité à sculpter le temps, à explorer parfois frontalement et brutalement le monde. Est-il une prolongation des performances, ou simplement une trace ?
Les conférences de Sylvie Coëllier, Professeur en art contemporain à l’Université d’Aix, accompagnent et proposent des éclairages et des points de vue sur ces vidéos.
Depuis trois années le programme Vidéo/corps aborde la question du corps au travers du médium vidéo.
Le 3 bis f poursuit ce cycle de projections de vidéos d’artistes à travers un tour d’horizon non exhaustif d’oeuvres autour de cette problématique de la représentation du corps. La vidéo permet aux artistes d’appréhender l’extension de l’image dans l’espace, sa capacité à sculpter le temps, à explorer parfois frontalement et brutalement le monde. De nombreux artistes ont représenté le corps, en donnant une image inédite et surprenante.

Comment l’art vidéo transforme une certaine représentation du corps ? Peut-on entrer dans l’image vidéo, dans le corps animé, peut-on habiter une image ?
Par ailleurs la vidéo donne aussi l’image d’un corps « étendu », prolongé, ou suspendu dans l’espace temps et pose parfois la question d’un corps politique.
Les artistes peuvent l’utiliser comme trace de leurs performances, comme prolongement de leur regard ou de leur corps. Les vidéos sont choisies plus particulièrement sur leur capacité à produire une émotion physique, ou donner à expérimenter physiquement un rapport à l’image (impression de plonger dans l’image, vacillement, perte de repères, présence immédiate des personnages, effet de réalité...). Les conditions de présentation des vidéos permettent d’appréhender ces sensations : projection sur grand écran, dans la salle de spectacle du 3 bis f, dispositif son, « comme au cinéma ». Les détails apparaissent, tous les sons sont audibles, les sous titre lisibles. Les vidéos ne font pas parties d’une installation, on peut prendre le temps de les voir, de les revoir.
Se posent donc les questions de la réception des images, des conditions de leur réception, du contexte de projection.
Est-ce que ces images prennent une dimension différente dans ce lieu de résidence et d’expérimentation artistique inscrit dans un hôpital psychiatrique ?

Ces questionnements sont accompagnés d’une conférence de Sylvie Coëllier, Professeur en art contemporain à l’Université d’Aix-en-Provence, donnant à chaque session des éclairages et des points de vue sur les vidéos, les resituant dans l’histoire de l’art contemporain, dans l’histoire récente de la vidéo d’artistes et dans le contexte politique et social.

Chaque projection est réalisée en partenariat avec les galeries, ou des institutions, Galerie Yvon Lambert, Fondation Lambert Avignon, FRAC PACA, FRAC Lorraine, Centre Nouveaux Médias, Beaubourg, Galerie In Situ/ Fabienne Leclerc
Nous avons pu déjà présenter les vidéos de Salla Tykka, Francis Alys, Florence Menini, Anna Gaskell, Joël Bartolomeo, Gary Hill, Douglas Gordon, Gina Pane, Chris Burden, Marina Abramovic, Bas Jan Ader, Raphaël Zarka ...

VIDEO/CORPS 1

RABIH MROUÉ

Projection de vidéos du 18 au 22 octobre de 13h à 17h - entrée libre Face A/Face B (2002) - With soul, with Blood (2003) - On Three posters (2004)

Ces trois vidéos sont sous-titrées en français.

Dans le cadre du cycle de programmation autour du Liban du 19 au 22 octobre 2010, programmation en partenariat : ATP, Théâtre du Jeu de Paume, 3 bis f et Seconde Nature
Photo romance de Lina Saneh et Rabih Mroué : représentations au Théâtre du Jeu de Paume, Aix le 21 octobre à 20h30 - réservation ATP (04 42 26 83 98)
Débat autour de la censure à 18h, concert Charbel Harber, Seconde Nature le 22 octobre à 21h
www.secondenature.org

Boris NORDMANN et Mirabelle ROUSSEAU
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arts visuelsmusique

Boris NORDMANN et Mirabelle ROUSSEAUPROJET FEEDBACK

Spectacle Feedback
du larsen et de l’amplification par la machine

du 20 au 24 juin - au cours de la semaine partagée

Répétition : mercredi 22 juin de 16 h à 18 h
Activation : vendredi 24 juin à 20 h 30

Spectacle Feedback
du larsen et de l’amplification par la machine

du 20 au 24 juin - au cours de la semaine partagée

Répétition : mercredi 22 juin de 16 h à 18 h
Activation : vendredi 24 juin à 20 h 30

Boris Nordmann, plasticien et designer - Mirabelle Rousseau, metteur en scène et dramaturge

Le projet Feedback conçoit le larsen comme un outil d’analyse. Un larsen s’entend habituellement quand on oriente un microphone vers l’enceinte qui lui renvoie sous forme sonore ce qu’il vient de lui dire sous forme électrique : quand on établit une boucle d’amplification. Nous pratiquons le phénomène du larsen avec nos sens et nos émotions, le matériel et les moyens du spectacle vivant. Ceux-ci constituent notre jouet d’étude, comme une maquette des mécanismes d’amplifications du grand monde.

Le projet Feedback est un ensemble de provocations. Non pas au sens habituel gratuit, mais bien au sens
physique : l’excitation d’une chose révèle ses tempéraments.

Amplification d’une boucle sur elle-même, le larsen est encore le modèle de nombreux phénomènes physiques et techniques, mais également humains, comportementaux. Le projet se développe à travers des dispositifs sonores, visuels ou vibratoires. Le visiteur est invité à interagir avec les installations et à participer à l’évaluation du processus : bain de larsen, mise en vibration d’espace, conférence... : les enjeux contemporains du feedback sont explorés de façon technique et poétique

Feedback est un projet collaboratif ouvert. La première activation du projet Feedback, au 104 à Paris était
centrée sur le larsen sonore. Au 3bisF seront développées des installations mécaniques et lumineuses.

Atelier 16 juin de 14h à 16h et 17 juin de 10h à 12h

Les ateliers seront l’occasion d’expérimenter nos dispositifs de larsen et de boucles amplifiée. Les expériences qui pourraient être partagées sont : larsen acoustique, mise en résonance de structures mécaniques ou architecturales, mise en résonance, acoustique d’un volume, mise en résonance de systèmes masses-ressorts.

GERALDINE PY - ROBERTO VERDE
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arts visuelsécriture

GERALDINE PY - ROBERTO VERDE Travail d’écriture Le monde prénatal

Résidence de création

Travail d’écriture Le monde prénatal
2 mai au 22 juillet

Résidence de création

Travail d’écriture Le monde prénatal

2 mai au 22 juillet

Un oeuf mur, un oeuf fêlé, un oeuf homozygote et un oeuf comestible sont dans le même nid, issu d’un étrange concours de circonstances favorables. De leur réciproque rencontre, naît un dialogue fait de suppositions, d’inférences, d’ouï-dires, de promesses autour du monde extérieur. Leur quête de conscience et de connaissance est une pure invention poétique, n’étant habituellement pas pourvus du talent de la parole. A travers ce récit primitif, les personnages participent à un « désendoctrinement » de la pensée cognitive et au déshabillage du langage.

Atelier Devenir-intense, devenir-animal, devenir-imperceptible.

10, 17, 24 mai de 10h à 12h et du 6, 7, 8 juin de 13h à 16h et le 9 juin de 10h à 12h
Le titre emprunte son nom à un chapitre du livre Mille plateaux de Gilles Deleuze et Félix Guattari. Il s’agit de devenir autre chose. Intense, animal, imperceptible, monde.
Le principe de cet atelier est d’apprivoiser une espèce étrangère.
Incarner un personnage en dehors de soi, entendu au sens large du terme : devenir un phénomène météorologique, un objet, un atome d’hydrogène, une idée, un animal, un mot soudain, un insecte, une plante, un moyen de locomotion, un sentiment, un flocon de neige. Il s’agit de recréer l’activité caractéristique du personnage choisi, les effets produits sur les choses qui nous entourent, de trouver une méthode de travail (intelligible à soi-même). Au début chacun pourrait déjà spontanément proposer le personnage qu’il souhaiterait animer. Puis expérimenterait son choix, sans expliquer a priori le personnage choisi. Il y aurait une caméra qui filmerait les évènements et une personne qui noterait ce qu’il voit.

Enfin une période de récit dans laquelle chacun raconterait le personnage qu’il a tenté d’investir. Nous aurions sous les yeux les effets produits, les choses ramassées, déplacées, les nouvelles formes, les inventions.
Le workshop se terminerait par ce documentaire et le récit du regardeur qui a analysé la scène.

FACILE À FAIRE

Installation du 4 au 20 novembre
Finissage le 18 novembre à 17h30 - entrée libre

En lien avec le Colloque international transdisciplinaire « L’art du XXIème siècle : un premier état des lieux » organisé par l’Université de Provence, LESA (laboratoire d’études en sciences des arts) les 18, 19 et 20 novembre 2010 (programme du Colloque à venir).

En route vers le Big Crunch
Culture de matériaux, 250x120cm.

Fils de bave
100x50cm.

White flag
Vidéo.

Caprice boulevard Isidore Dagnan
Grue qui tourne

Favouilles
Vidéo avec les crabes.

L’entêté
Tuyau en mousse contre ventilateur.

SEMAINE PARTAGÉE
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SEMAINE PARTAGÉE

SEMAINE PARTAGÉE 20 au 24 juin

Cette semaine proposera au public d’expérimenter des propositions artistiques, des formes, des objets. D’en faire le tour, le détour, des retours.
Les artistes résidents du 3 bis f, et d’autres s’installeront en divers dispositifs.

SEMAINE PARTAGÉE 20 au 24 juin

Cette semaine proposera au public d’expérimenter des propositions artistiques, des formes, des objets. D’en faire le tour, le détour, des retours.
Les artistes résidents du 3 bis f, et d’autres s’installeront en divers dispositifs.

Projet Wandertag : Schroeter und Berger, Maximilian Sauerbier et Sebastian Helm, Léo Favier,Gilles Pourtier

Projet Feedback : Mirabelle Rousseau, Boris Nordmann

Devenir intense/devenir animal/devenir imperceptible // Le monde prénatal : Géraldine Py et Roberto Verde

Dans L’entretien infini, Maurice Blanchot, note que « La rencontre : (est) ce qui vient sans venue, ce qui aborde de face, mais toujours par surprise, ce qui exige l’attente et que l’attente attend, mais n’atteint pas », ajoutant « toujours, fût-ce au cœur le plus intime de l’intériorité, c’est l’irruption du dehors, l’extériorité ébranlant tout. La rencontre perce le monde, perce le moi. [...] La rencontre nous rencontre. » Maurice Blanchot, L’entretien infini, Gallimard NRF, 1969. (extraits p.608-609

Soirée le Vendredi 24 juin
18h - Géraldine Py et Roberto Verde - Devenir-intense, devenir-animal, devenir-imperceptible.
Proposition lectures issues du workshop, documentaire et récit
18h - Projet Wandertag 9 - Ouverture de l’installation et propositions
19 h - Schroeter und Berger, Léo Favier - Conférence à propos du projet Wandertag et projection
20h30 - Projet Feedback - Concert

Entrée : 4,5 € - boisson comprise
Petite restauration

Réservations et renseignements au 04.42.16.17.75 ou à contact@3bisf.com.

Rencontrer ce que peut être un processus de création, voir comment s’élabore un travail artistique, comment les questions artistiques peuvent être ouvertes ?
A travers l’exploration de plusieurs domaines artistiques, en observant les nouvelles formes artistiques d’expérimentation, en ouvrant ces étapes au public, le 3 bis f propose ces possibilités de rencontres avec les artistes, leurs propositions, des formes, des objets... Les artistes sont invités à installer divers dispositifs mettant en jeu l’interactivité, la réactivité, la participation, la mise en commun des questionnement. De ces résidences/ateliers naissent des parcours, des histoires particulières, des histoires en commun. Des rencontres vont se nouer et se re-croiser. Et de toutes ces étapes naîtront des nouvelles propositions. Des fils de conversations prennent des chemins différents, ouvrent des esthétiques décalées. Le dispositif et les modes d’ouverture tentent de libérer les personnes de leurs statuts et esquissent les possibilités de créations collectives.
Il peut y avoir dans la rencontre de plusieurs univers une vraie invention. C’est cela peut être l’objectif : on ne sait pas avant, on espère que...

1. PROJET WANDERTAG - fabrication d’un journal
Schroeter und Berger, Maximilian Sauerbier et Sebastian Helm, Léo Favier, Gilles Pourtier Installation du lundi 20 au jeudi 23 juin
Bureau de fabrication du journal, sélection des images et des textes du Wandertag 9

Vendredi 24 juin à 18h : présentation du projet Wandertag 1 à 9 par Schroeter und Berger et Léo Favier, projection de film sur le film Dynamik der gross Stadt de Schroeter und Berger, une actualisation d’un script de Moholy Nagy, lecture/présentation du livre The dark Side of Graphic Design de Léo Favier.

2. PROJET FEEDBACK - création sonore
Mirabelle Rousseau, Boris Nordmann
Feedback ... du larsen et de l’amplification par la machine Mercredi 22 juin de 16h à 18h - Ouverture du travail en cours Vendredi 24 juin à 20h30 - Création sonore concert

3. Devenir intense, devenir animal, devenir imperceptible - arts visuels
Géraldine Py et Roberto Verde Vendredi 24 juin à 18h - Présentations de propositions issues du workshop (mai et juin), documentaire et récit - ouverture et visites

PROJET WANDERTAG
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PROJET WANDERTAG

Une coopération entre Schroter und Berger, Léo Favier,
Gilles Pourtier et le 3 bis f.

PROJET WANDERTAG
Une coopération entre Schroter und Berger, Léo Favier,
Gilles Pourtier et le 3 bis f.

« Wandertag est un projet de magazine, que nous développons depuis maintenant 3 ans au rythme d’un ou d’une série de numéros par an. Nous avons commencé à Berlin, dans le quartier de Wedding, puis à Paris au sein de la Cité de l’immigration, puis enfin un retour à Berlin-Kreuzberg, à nouveau dans un musée. À chaque fois nous développons un contenu particulier qui reflète le contexte social, politique et historique du lieu où nous travaillons. Nous travaillons toujours dans une durée limitée avec les moyens du bord, qu’ils soient modestes (une photocopieuse) ou superbes (presse typographique au plomb). Une caractéristique très importante de ce projet est qu’il met toujours en question la diffusion. Ce magazine est un support qui doit provoquer la discussion, il convient donc de le diffuser de manière active et particulière et de confronter les travaux réalisés à un public (les travaux peuvent être anonymes). »

Présentation du projet, dans le cadre de l’atelier de Gilles Pourtier mardi 8 mars de 13h30 à 16h30

Présentation du projet Wandertag 9 le mardi 8 mars à 19h

Métropole et créativité
Présentation des recherches de Schroeter und Berger et Léo Favier du projet Wandertag 9.

Sebastian HELM
Présentation et extraits du film Dynamik der gross Stadt
Dynamik der gross Stadt de Schroeter und Berger, est une actualisation d’un script de Moholy Nagy.

Léo FAVIER
Lecture extrait du texte The dark Side of Graphic Design de Léo Favier, un reportage incognito dans une agence publicitaire.

HELM/FAVIER
Wandertag 1 à 8 - présentation du journal
projet Wandertag 9 - fabrication au 3bis f du 20 au 25 juin 2011

Wandertag durant la semaine partagée au 3 bis f lundi 20 juin au jeudi 23 juin
Présentation, installation et ouverture du bureau, sélection des images et des textes qui feront parti du Wandertag 9, fabrication du journal

24 juin à 18h présentation du Wandertag 9
Le magazine sera distribué les jours suivants

GILLES POURTIER
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arts visuels

GILLES POURTIERLa grande surface de réparation

Fin de résidence
Du 29 juin au 13 juillet 2011
Vernissage le 28 juin à 18h30
Ouvert du lundi au vendredi de 13h à 17h
Et sur réservation

La grande surface de réparation
Fin de résidence
Du 29 juin au 13 juillet 2011
Vernissage le 28 juin à 18h30
Ouvert du lundi au vendredi de 13h à 17h
Et sur réservation

Après une année en résidence de recherche au 3 bis f et une proposition hebdomadaire Sensus communis : littéralité - littérarité, ouverte à tous, Gilles Pourtier présente une réflexion en images sur le contexte et le territoire de l’hôpital psychiatrique qu’il a rencontré et exploré.
De la même façon qu’un pré-texte donne une impulsion dynamique qui ouvre un texte, les images récoltées durant cette résidence (cartes postales, images d’archive représentant les psychiatres qui donnent leur nom aux pavillons de l’hôpital et les photographies de ces pavillons) ouvrent un questionnement sur le territoire et la mémoire des lieux. Ces images dénuées de sentiment, ambigües, ne donnent pas un sens de lecture particulier et deviennent des signaux, légers, comme les nuages de fumée sioux.
Comprendre quoi ?

Atelier à l’année, tous les mardis de 13h30 à 16h30 à partir du 12 octobre 2010

Sensus communis : littéralité - littérarité

« Il n’y a pas de fond véritable en nous, il n’y a que des surfaces à l’infini. » Sainte-Beuve

"Ce travail mêlera la prise de vue photographique et le texte sous leurs formes multiples et respectives (le mot isolé, la prose, la poésie,...). Les participants seront guidés pour réaliser des images qui trouvent leur source dans le quotidien : objet, situation, rencontre. Comment l’ordinaire et même le banal peut trouver une transfiguration par le biais de la photographie.
Le travail des ateliers entrera en résonance avec mes recherches plastiques où le rapport entre l’individuel, le commun, le « je », tissent de nombreuses relations avec le fait littéraire."
Gilles Pourthier

Pour plus de renseignement sur le travail de Gilles Pourtier, vous pouvez visiter son site internet : http://www.gillespourtier.com/

CHRISTELLE HARBONN
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théâtre

CHRISTELLE HARBONNARTISTE EN AFFINITÉ

Nous avons invité sur le principe d’un accueil d’artiste “en affinité“ Christelle Harbonn, metteur en scène de la compagnie Demesten Titip. En affinité, c’est-à-dire en partenariat avec la démarche d’une artiste durant toute une saison. Le déclinant sous plusieurs formes : propositions d’ateliers, regards croisés sur la programmation, échanges artistiques, construction d’une solidarité de sens ...

« Avant d’être en capacité de produire d’époustouflants objets qui ne demandent que nos yeux pour atteindre toute leur dimension transcendantale, les artistes se grattent la tête, fument des clopes, regardent le vide et inversement avant que, lentement et dangereusement, matières, intimité et idées s’entrelacent. Certaines personnes ont noté que le privé est politique ; de la même manière, les artistes travaillent à ce que les matières, l’intimité et les idées qu’ils “manipulent“ soient chose publique, afin que les objets qu’ils veulent présenter ne soient pas un vase clos ne regardant qu’eux-mêmes. C’est réussi, c’est raté, nos coeurs et nos cerveaux s’esbaudissent ou s’endorment en râlant d’avoir perdu temps et monnaie pour une croûte qui ne ressemble en rien à ce qui nous ressemblent ou à ce qui nous est étranger. L’artiste n’a plus qu’à retourner fumer des clopes et à se laisser regarder par le vide, jusqu’à ce qu’autre chose, ou la même chose en mieux, recommence.
Le 3 bis f est cette espèce d’hétérotopie insolite où l’artiste peut gambader à travers champs artistiques et psychiatriques, fumer des clopes, manger à la cantine, tailler une bavette avec un membre de l’équipe ou rester seul dans sa chambre à regarder le plafond, travailler dans une salle ou assis à un petit bureau, tricoter sensible et sens avec les participants de leurs ateliers, faire une foultitude d’essais ratés ou réussis, mais avoir tout loisir ou presque de recommencer, sans avoir à prendre un plomb fatal qui signifierait son échec en temps qu’humain qui ne sait pas métaphoriser sur le monde. L’échange entre artiste et spectateurs demande alors une délicatesse réciproque ; celui qui crée l’objet à venir et qui ouvre ses portes avant qu’il soit devenu public et celui qui regarde doivent établir une sorte de confiance, exclure le mépris consistant à juger les uns comme des charlatans et les autres comme des ignares, pour emprunter des chemins que ni les uns ni les autres n’auraient osé prendre s’il n’y avait pas eu ce temps de flirt. »

Propositions autour de l’ensemble Télémaque 22 février de 10h à 12h - bilan de l’expérience mardi 8 mars de 10h à 12h(et non le 7 mars comme indiqué dans la brochure de saison)

Propositions autour de la Compagnie Inespérada 28 mars de 10h à 12h - bilan de l’expérience lundi 4 avril de 10h à 12h

« Le premier temps consiste à établir avec les participants ce que peuvent être leurs attentes concernant un spectacle : que peut-on attendre d’un travail de danse, d’un travail de performance, d’art plastique ou de théâtre ? En quoi cela attise notre curiosité, notre envie, notre part imaginative et artistique ? Questions adressées à ceux qui viendront voir le travail des artistes.
Le second temps se déroule après avoir vu la proposition artistique, en tentant de décrypter l’écart entre ce que nous en attendions et ce que nous en avons vu. S’agit-il de déception, de surprise, de parfaite adéquation ? Ce temps servira d’analyse, non pas du travail lui-même, mais de tout ce dont nous l’avons chargé. Cet atelier ressemble à “une école de spectateur“. Mais il ne s’agit pas d’une école, plutôt d’un travail - qui peut s’avérer ludique - en soi, sur notre conception des arts vivants. »