Si la différence vous effraie, imaginez la conformité...
MARIE VAYSSIÈRE
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théâtre

MARIE VAYSSIÈRELampedusa Beach

Spectacle

Lampedusa Beach
16 mars à 21h et 17 mars à 19h

« Lampedusa Beach » raconte le péril d’un bateau-passeur qui se dirige de l’Afrique vers la petite Île de Lampedusa, au sud de la Sicile. Il n’atteindra pas son but.
Shauba, une jeune fille africaine se noie, comme tous les autres passagers. Elle coule, parle en se noyant et meurt. Le temps de sombrer, l’espace de quelques secondes, elle découvre, observe et analyse tout ce qui lui arrive. Elle prend le temps de mesurer ses propres forces, vérifie les équations physiques basiques de tout corps plongé dans un liquide, résiste, s’attriste ou s’amuse des modifications rapides de sa perception du monde, résiste encore et dans une naïveté inouïe continue à revendiquer sa dignité d’africaine.
Sur le plateau, une actrice pour dire le naufrage, et cette descente sensible et bouleversante de Shauba au fond de la mer, non loin de la plage de Lampedusa.
Plus loin, sans un mot, deux acteurs observent l’actrice faire son cirque.

Spectacle

Lampedusa Beach

16 mars à 21h et 17 mars à 19h

Auteur, Lina Prosa
Traduction, Jean-Paul Manganaro
Acteurs, Rachel Ceysson, Pit Goedert, Ludmila Ryba
Mise en scène et scénographie, Marie Vayssière
Son, Eric Goudard

Le spectacle sera aussi joué au théatre la Fonderie ( voir...) au Mans le 28 et 29 mars à 20h (renseignements/réservations : 02 43 249 360)

Atelier

Des mots, des choses et des inspirations... Les récits de l’eau
Marie Vayssière et Rachel Ceysson
Vendredi 29 septembre et en Octobre les lundis 2, 9, 16 - les mercredis 4, 11, 18 - les vendredis 6, 13 de 14h à 16h

C’est une proposition de recherche à partir de la thématique très riche de l’eau. Elle est associée à un plus vaste chantier lié à la résidence au 3 bis f
L’eau est force de vie. Elle nous fait rêver. Elle est d’une charge symbolique très forte. Se saisir des grands récits de voyages, des histoires merveilleuses de la Méditerranée. S’emparer des romans comme ceux de Conrad, de Stevenson, de Rabelais ou des nouvelles. Travailler ces textes, ces matières, ces mots. Tous nous racontent des récits de la mer.Tous parlent de vie et de survie, de mort, d’initiation, de passage, de mystères et de grandes peurs. L’atelier se fera à partir de ces textes multiples. Nous travaillerons principalement par improvisations et par petites études. Avec des objets, nos voix, nos corps et notre imaginaire. Avec des mots, des choses et des inspirations...

Présentation de la première étape du travail
Vendredi 20 octobre à 15h en entrée libre

Partenariat et production : Le 3 bis f /Aix-en-Provence, les Mécènes du Sud, Le Théâtre Massalia, Le théâtre des Bernardines / Marseille, La Compagnie du Singulier/Paris, Le Centre Amazzone/Palerme En co réalisation avec : La Fonderie/Le Mans En partenariat avec Le Centre Culturel Italien de Marseille, le Centre Culturel Français de Palerme. La première photo est de Mauro D’Agati.

ANGELA KONRAD - IN PULVEREM REVERTERIS
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théâtre

ANGELA KONRAD - IN PULVEREM REVERTERISRequiem pour un chien et son maître. Time is out of joint V. Gabily/Molière/Mozart

Un projet expérimental pour un acteur, une danseuse, deux chorales et un chien.
D’après Don Giovanni de Mozart, Dom Juan de Molière et Chimère de Didier-Georges Gabily

Un projet expérimental pour un acteur, une danseuse, deux chorales et un chien.
D’après Don Giovanni de Mozart, Dom Juan de Molière et Chimère de Didier-Georges Gabily

“Deux chorales : la Chorale du Département de Musicologie de l’Université de Provence sous la direction de Jean-François Sénart, ainsi qu’une chorale créée au 3 bis f sous la direction d’Adèle Pons,
la Compagnie In Pulverem Reverteris, Frédéric Poinceau et Laurence Langlois, Danielle Bertotto,
le chien Enya et son dresseur s’associeront pour célébrer le Requiem pour un chien et son maître d’après Don Juan de Molière, Don Giovanni et le Requiem de Mozart.
Il s’agit d’un travail de recherche autour du thème du Désir ou plutôt de sa mort. Un travail qui explore dans le dispositif architectural complexe qu’est le lieu d’arts contemporains du 3 bis f, des forces d’opposition comme Chant/Cri, Féminin/Masculin, Homme/Animal. Notre Don Juan n’est plus ce qu’il fut, il ne pourra plus chanter, ni bander, il ne lui reste qu’un chien et un théâtre pauvre pour convoquer encore un semblant de vie. On va pleurer un peu mais Mozart nous consolera de notre lucidité.“ Angela Konrad

Cette expérience se situe dans la dynamique de recherche du projet Time is out of joint.

Présentation du travail

jeudi 7 juin à 21h
vendredi 8 juin à 19h
samedi 9 juin à 15h

Entrée libre, spectacle à partir de 13 ans.

Conception et mise en scène, Angela Konrad - dramaturgie, Elise Blaché - Images, Danielle Bertotto
Avec Frédéric Poinceau et Laurence Langlois.
Musique : Mozart (Don Giovanni et le Requiem) - Chefs de chœur Adèle Pons et Jean-François Sénart
la chorale du 3 bis f et la chorale du Département de musicologie de l’Université de Provence.
Et le chien Enya.

La chorale du 3 bis f

5 week-end de janvier à mai 2007
19 et 20 janvier, 16 et 17 février, 23 et 24 mars, 27 et 28 avril, 25 et 26 mai.
Les vendredis de 17h à 20h et les samedis de 10h à 15h
Il est nécessaire de s’engager sur les cinq week-end proposés.

Production : cie In Pulverem Reverteris, 3 bis f, avec le soutien du Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur, du Ministère de la Culture, DRAC PACA.

DENIS BRUN
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arts visuels

DENIS BRUNFan Club 3000

FAN CLUB 3000
Exposition du 15 juin au 5 juillet
Thawing the cold wave

Exposition ouverte de 13h à 17h, du mardi au vendredi et sur rendez-vous.
Vernissage le 15 juin à 18h30.

FAN CLUB 3000
Exposition du 15 juin au 5 juillet
Thawing the cold wave

Exposition ouverte de 13h à 17h, du mardi au vendredi et sur rendez-vous.
Vernissage le 15 juin à 18h30.

Des visites gratuites sont organisées :
Découvrez le 3 bis f comme vous ne l’avez jamais vu !

mardi 19 juin à 18h
vendredi 22 à 13h
mercredi 27 à 15h
jeudi 28 à 18h30
mercredi 4 juillet à 14h
jeudi 5 à 10h
Réservations auprès de Charlotte au 04 42 16 17 75, ou par mail contact@3bisf.com

Cette installation, issue d’un travail en résidence de plusieurs mois au 3 bis f, à l’intérieur de l’hôpital psychiatrique Montperrin, présente un ensemble composé d’éléments disparates. Objets, assemblages, sons et vidéos, (deux vidéos réalisées dans le cadre d’une création collective).

Parcours
Denis Brun avait déjà mis à son service de façon indifférente tous les médias à sa portée. Collages et assemblages qu’il a nommé « peintures molles », sur lesquelles des petits souvenirs du quotidien sont mis sous conserve, sous blister, derrière un film de plastique.
Vêtements, robes pour les hommes et pour les femmes, écrits, photographies, vidéos.
Il compose de la musique sur ordinateur, et joue dans un groupe.

Réalité
Toutes ces pratiques lui permettent « d’appréhender la réalité * », dans le désir de la figer, de la glacer. De la rejeter immédiatement dans un passé plus ou moins proche.
Cette mise à distance de ce qui arrive, de l’expérimentation, apparaît nettement dans ce travail de samplage/montage, aussi bien en matière de sons, que d’images ou d’objets, de tous ces éléments qu’il met à sa disposition, à son service.
Il serait d’ailleurs plus exact de parler de prendre ses dispositions ou de disposer de la réalité. Il demande ainsi l’acceptation de sa vision à tous ceux qui participent de près ou de loin (qui se prêtent, qui se donnent), à l’élaboration de cette glaciation (cold wave, nous y reviendrons).
Il ne reste visible que ce qui dépasse visuellement, ce qu’on peut voir ou entendre.
Ce qui est fabriqué n’a pas de frontières, de limites nettes.

Imaginaire collectif et vidéos
Le médium vidéo se prête à l’investigation du champ privilégié de Denis Brun : « la zone d’interférences entre le moi et l’imaginaire collectif, - entre le film que je me raconte dans ma tête et ce que je reçois consciemment et involontairement du monde extérieur.* » mais ici réalisé collectivement, avec des personnes « non artistes a priori ». Personnes investies et pourtant cachées, puisque dans ces vidéos les personnes portent des masques, sont éclairées de loin en loin, ou inconnues même de Denis Brun (films trouvés).
Cette liberté recherchée dans ce médium est sous tendue en permanence par les exigences rigoureuses qui relient les différentes apparitions de ce travail.

« D’une certaine manière, les vidéos de Denis Brun actualisent la quête surréaliste dans ces narrations syncopées, feuilletées, morcelées, qui entremêlent l’imaginaire de la science a la science-fiction, au skate et au punk* »

Cependant Denis Brun a l’habitude de se donner des règles strictes, qui lui permettent d’aller au bout de l’expérience souhaitée.
Il se raconte des scénarios en permanence, tentant de les réaliser avec le contexte. Ces deux vidéos ont été réalisées avec toutes ces personnes, dont aucun « moi » ne devait déborder, ou parasiter les autres « moi ». Le sien compris.
Chacun reste visible, sous son écran plastique, ou papier ou tissu.
Chacun développe sa narration, son univers et impose une présence réelle et cependant fantasmagorique.

David Lynch
Denis Brun dans ses expérimentations, fait référence à David Lynch de Eraserhead à Inland empire, incluant également les feuilletons, dont Twin Peaks. Ceci de façon formelle, ou dans sa recherche d’effets.
Eraserhead, 1976, est un « film-cauchemar traumatisant, tourné dans un noir et blanc crasseux. Mulholland Drive, 2000 se situe entre conscience et inconscience.
Inland empire, 2007 est un film contenant un film. Il est fréquent qu’un film présente des extraits de films. Cela peut être un moyen d’invoquer rapidement des faits passés, par exemple lorsque un personnage est lui-même un acteur ou a participé à un événement représenté au cinéma.
L’inclusion de films dans un film permet des effets de flashbacks, de mise en contexte et peut servir aussi bien à des effets décalés ou comiques. Inland empire est un « assemblage sans intrigue de fragments explorant les thèmes sur lesquels Lynch a travaillé pendant des années » On suppose enfin que le film inclut plusieurs scènes d’hallucination.

Espace - Fan Club 3000 - Hôtel
Dans cette installation, chaque élément, donnant une indication de l’espace « hôtel », est individualisé, travaillé par strates, en superposition.
L’hôtel est présupposé par les différents éléments de l’installation, bouteilles de champagne, accueil, lustres ... et lumières éparses. Les sons, éparpillés à travers l’espace, ouvrent un univers de composition. Non pas une linéarité de la narration mais des affluences, des remontées, des bulles, des îlots, des émergences de formes.
Une cascade de palettes, un lustre dégoulinant, une table de morgue à autopsie en marbre, des valises posées depuis si longtemps que les fleurs y poussent... un inventaire sans fin d’objets hétéroclites, remis au goût du jour,

L’objet qui pourrait résumer au mieux le processus de ce travail, serait de s’imaginer une de ces lampes 70, dans laquelle des matières molles et colorées, au sein d’un liquide transparent, recomposent sans cesse des formes cellulaires, dès que l’appareil branché chauffe.

Temps
Cette allégorie du temps passé, et de cette recherche des sensations anciennes, menant à de nouvelles expériences, est « un classique » de la création que Denis Brun ne renie pas. Cependant il émerge de ce travail une inquiétude, face à cet objet qui apparaît dans un temps légèrement décalé.
Se référant à l’installation de Dan Graham, Present continuous - past(s), 1974, Elie During citant Bergson affirme que « la formation du souvenir n’est jamais postérieure à celle de la perception ; elle en est contemporaine. Au fur et à mesure que la perception se crée, son souvenir se profile à ses côtés, comme l’ombre à côté du corps ; Mais la conscience ne l’aperçoit pas d’ordinaire, pas plus que notre œil ne verrait notre ombre s’il l’illuminait chaque fois qu’il se tourne vers elle « Bergson, l’énergie spirituelle. (...) le présent se dédouble à tout instant, dans son jaillissement même, en deux jets symétriques, dont l’un retombe vers le passé tandis que l’autre s’élance vers l’avenir (...) ; De là deux mois différents dont l’un, conscient de sa liberté, s’érige en spectateur indépendant d’une scène que l’autre jouerait d’une manière machinale ».

C’est dans ce retard duchampien, que Denis Brun ouvre un espace infra mince, et pourtant espace de subversion puissant. Chacun aura à se positionner, à trouver sa place, à l’intérieur

Musique électronique - sons
De la même façon que la recherche des sensations perdues est un classique, la reprise des standards de rock est une base de la création musicale. Il arrive que des accélérations éclatantes naissent de cela et donnent des sensations fraîches. La cold wave, forme musicale des 80’s, où les voix sont « blanches », froides et électroniques, est citée par Denis Brun comme étant un des éléments constitutifs de ses montages. La musique électronique, par sa fabrication en constitue une forme référente. C’est la pureté originelle du son/image qui est sans cesse recherchée.
Il s’agit réellement pour Denis Brun d’annihiler toute immédiateté au profit d’impressions mémorielles. Mais en créant une perception parallèle, en dehors de tout temps et espace.
Fan Club 3000 - 3 bis f - Marie-Louise Botella-Gragez

* Sylvie Coëillier (in catalogue du FRAC Paca, Prêts à prêter FRAC - Acquisitions 2000/2004 .

Fan Club 3000, atelier vidéo

Il s’agit de tourner une vidéo se déroulant dans le 3 bis f transformé en hôtel dont les occupants, portant des masques, incarneraient un rôle onirique plus ou moins mystérieux, suivant leurs envies, leurs possibilités et leur relation à la caméra. Le tout sera immergé dans une musique créée pour la circonstance par Denis Brun et d’autres musiciens.
Une seconde prise de vue sera faite dans le cadre de portraits fugaces, pris dans le noir à la lampe électrique. Face à la caméra, ces visages évoqueront une présence fantomatique, telle une figure récurrente du cinéma fantastique ou un clin d’œil à David Lynch.

“Nous fabriquerons des masques et inventerons ensemble les rôles que chacun voudra bien jouer face à la caméra. Nous fabriquerons sur mesure les personnages que nous aurons envie de jouer, sans aucune limitation vestimentaire ou de scénario.“ D.B.

L’atelier aura lieu les :
2 avril : 10h à 12h et 14h à 16h
10 avril : 14h-16h
11 avril : 10h-12h
2 mai : 10h-12h et 14h-16h
3 mai : 10h-12h
9 mai : 10h-12h et 14h-16h
10 mai : 10h-12h
30 mai : 10h-12h et 14h-16h
31 mai : 10h-12h

SPEAK EASY 1
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théâtredansePerformance

SPEAK EASY 1

1ère édition d’une série
Soirées performances et fantaisies chorégraphiques

1ère édition d’une série
Soirées performances et fantaisies chorégraphiques

Le 3 bis f, lieu d’arts contemporains situé au cœur de l’hôpital psychiatrique Montperrin à Aix-en-Provence, inaugure avec Speak Easy 1 une série de rendez-vous annuels "soirées performances et fantaisies chorégraphiques". Le 3 bis f a proposé à différents artistes de s’associer spécialement pour donner naissance au projet.

Cette première édition revisite le Speakeasy de la Prohibition et donne à partager une expérience inédite et pleine de fraîcheur, sorte de cabaret interactif, où se mêlent performances et installations, danse et musique.

De et avec :
Christophe Le Blay, danseur
Arnaud Saury, comédien
Elodie Moirenc, plasticienne
Pierre Luciani, musicien
Christophe Haleb, chorégraphe
Montaine Chevalier, danseuse
Viviana Moin, danseuse
Alexandre Théry, danseur
Denis Brun, plasticien

Héritier des Speakeasies de la Prohibition, cabarets clandestins invitant une population bâillonnée à s’encanailler mais aussi du Cabaret Voltaire dada, lieu de libre parole et de libre expression artistique s’inscrivant en faux face à la tradition, Speak Easy1 place le visiteur au coeur d’une expérience où il devient tour à tour spectateur, acteur et créateur.

Dès l’entrée, chaque visiteur est entraîné dans une série d’énigmes, entouré de salades, invité à des rendez-vous insolites ou secrets. Les espaces du 3 bis f, jardin et cellules, s’ouvrent comme autant de lieux d’expériences toutes plus inédites : salle de pogo, tente coussins et danse, balançoire à plumes ...

Se faire prendre en photo en arroseur arrosé, se laisser tenter par ces moments de relâche collective, se retrouver dans une sieste géante.
Dans un petit coin découvrir ...la machine à jouïr. Ou préférer chanter « Mille colombes ». Quelque chose se fait ensemble en douce, en cachette, sous le manteau, et ceci comme une métaphore de la création artistique. Un puzzle à reconstituer.

Spectacles pour adultes
Petite restauration sur place

RÉSERVATIONS INDISPENSABLES / ACHAT DES PLACES :
04.42.16.17.75 / contact@3bisf.com
Tarif unique : 6 euros